Au terme des neuf premiers mois de 2025, le groupe SEB affiche un chiffre d’affaires stable à périmètre et taux de change constants, à 5,66 milliards d’euros. Mais le Résultat Opérationnel d’Activité chute de près de 40 %, à 267 millions d’euros, reflétant la faiblesse persistante des marchés américains et la hausse de l’euro. La marge opérationnelle recule à 4,7 % contre 7,8 % un an plus tôt.
Le troisième trimestre, "marqué par des tendances contrastées", a vu un recul des ventes de 1,2 % à données comparables, avec un repli des ventes de petit électroménager grand public en Europe de l’Ouest et en Amérique du Nord, compensé par une solide dynamique en Chine et en Europe de l’Est. L’activité "café professionnel" retrouve la croissance, portée par l’Allemagne et la Chine.
Face à cet environnement difficile, le groupe implanté à Écully dans la métropole de Lyon a annoncé un plan de retour à une croissance rentable, visant 200 millions d’euros d’économies récurrentes d’ici 2027 via la simplification des organisations, l’efficacité industrielle et la réduction des coûts. Les perspectives annuelles, déjà révisées à la baisse début octobre, tablent sur une croissance organique stable à légèrement positive et un résultat opérationnel d’activité compris entre 550 et 600 millions d’euros. "Notre ambition est claire : renouer avec notre trajectoire de croissance durable", affirme Stanislas de Gramont, directeur général du groupe SEB (32 000 salariés, 8,27 Md € de CA en 2024).