Groupe Seb projette de supprimer 2 100 emplois dans le monde dont 500 en France
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Groupe Seb projette de supprimer 2 100 emplois dans le monde dont 500 en France

Leader du petit électroménager, le groupe Seb a présenté aux syndicats un plan d’économies qui prévoit la suppression de 2 100 emplois dans le monde, dont 1 400 en Europe et 500 en France. Les sites de Pont-Évêque (Isère), Mayenne (Mayenne), Rumilly (Haute-Savoie) et également le siège social du groupe à Écully (Rhône) sont concernés.

Le siège du Groupe Seb à Ecully (Rhône) devrait être concerné par les départs volontaires — Photo : ©StudioFly / Gilles Aymard - SOGELYM-DIXENCE/SUD GROUPE Archi

Restructuration chez Seb. Le spécialiste du petit électroménager a annoncé, en marge de la présentation de ses résultats annuels 2025, un projet de suppression d’emplois pouvant aller "jusqu’à 2 100 postes", soit moins de 7 % de ses effectifs dans le monde.

"Pour l’Europe, jusqu’à 1 400 postes seraient concernés, dont potentiellement 500 en France sur la base du volontariat", explique le groupe rhodanien dans un communiqué. Des départs volontaires qui devraient concerner les sites de Pont-Évêque (Isère), Mayenne (Mayenne), Rumilly (Haute-Savoie) et également le siège social du groupe à Écully (Rhône).

"Renouer avec une trajectoire de croissance rentable"

Présenté aux organisations syndicales, ce plan d’économies baptisé "plan Rebond" a pour objectif de "renouer avec la trajectoire de croissance rentable du groupe". Sur l’exercice 2025, le groupe Seb a enregistré une légère croissance organique de son chiffre d’affaires (0,3 %) à 8,169 milliards d’euros et a vu son résultat opérationnel d’activité chuter de 25 % par rapport à 2024. Le bénéfice net part du groupe a, lui, augmenté de 5,6 % en 2025 à 245 millions d’euros. Une progression en trompe-l’œil puisque le groupe a écopé en 2024 d’une amende de 190 millions d’euros de l’autorité de la concurrence pour entente avec d’autres fabricants d’électroménager.

"Dans un environnement resté complexe, le Groupe Seb enregistre en 2025 une légère croissance organique de ses ventes, mais un repli marqué de sa rentabilité, reflet d’un exercice difficile", justifie Stanislas de Gramont, directeur général du groupe Seb, dans un communiqué. Les innovations du groupe, les bonnes dynamiques sur les segments entretien des sols, soin du linge, articles culinaires ou encore la croissance soutenue des ventes en lignes n’auront pas suffi à compenser "de fortes perturbations conjoncturelles" dont les "droits de douane aux États-Unis" ou encore la "volatilité de devises".

200 millions d’euros d’économies

Pour renouer avec une croissance rentable, le plan Rebond prévoit d’accélérer le développement de l’innovation du groupe, de systématiser les nouvelles pratiques de digital marketing et accélérer les ventes en ligne, tout en tirant pleinement parti des nouvelles possibilités offertes par l’intelligence artificielle.

Ce plan intègre également "un programme d’économies ciblées de 200 millions d’euros en rythme de croisière d’ici fin 2027 pour simplifier nos organisations et renforcer notre agilité opérationnelle", indique le communiqué. Au programme : "réduction des achats indirects, amélioration de l’efficacité industrielle et optimisation des frais de structure".

Concernant les emplois en France, ce sont essentiellement "les activités support" comme "la finance et les ressources humaines" ou encore "la logistique et le marketing" qui pourraient pâtir de ce plan d’économies.

"Les forces de notre modèle stratégique et la mise en œuvre du plan Rebond confortent notre ambition moyen terme : une croissance organique annuelle des ventes de 5 % et une marge opérationnelle de 10 %, pour ensuite tendre vers 11 %", conclut le directeur général du groupe.

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