Bordeaux

Artisanat

Renoporte veut allier les avantages de l’ancien et du moderne

Par Jean Berthelot de La Glétais, le 19 janvier 2020

Au Bouscat, Renoporte (11 salariés, 500 000 euros de CA prévus en 2019) rénove les portes anciennes conçues entre 1870 et 1970. Tout en ajoutant l’isolation et la sécurité, les créateurs de cette jeune pousse de la menuiserie mettent un point d’honneur à conserver le charme d’antan des portes.

Après les portes de l'agglomération bordelaise, Renoporte veut rénover celles des Angevins.
Après les portes de l'agglomération bordelaise, Renoporte veut rénover celles des Angevins. — Photo : Christine Amat

Les créateurs

Venus pour l’un de l’univers du luxe et pour l’autre de la menuiserie, Jean-Paul Carreau et Laurent Bolzer se sont, au départ, associés dans ce dernier domaine en tant que « généralistes ». Et puis très rapidement, au regard d’une demande en constante augmentation, ils se sont spécialisés. « Notre cible, c’est la porte. Mais pas n’importe laquelle : celle posée entre 1870 et 1970 », précise Jean-Paul Carreau.

Le concept

Bordeaux, comme d’autres villes de Nouvelle-Aquitaine, fourmille de ces immeubles anciens, récemment rénovés. Un élément, pourtant, jure régulièrement sur la pierre redevenue blanche : la porte. Et pour cause, celle-ci n’a, le plus souvent, pas été remise à neuf en même temps que le reste du bâtiment, souvent pour des raisons de prix. « Remplacer une porte de bonne facture coûte de 6 000 à 10 000 euros selon les cas. Avec notre solution, la rénover revient trois fois moins cher », résume Jean-Paul Carreau. Concrètement, deux menuisiers arrivent avec un camion, déposent la porte sur place, la retapent et la reposent aussitôt. Avec une esthétique inchangée par rapport à ce qu’était la porte à l’origine, mais des qualités ajoutées : insonorisation, isolation thermique, sécurité renforcée notamment. Et sur ce créneau, Renoporte n’a tout simplement pas de concurrent. « Parce que nous avons eu le courage de nous spécialiser, donc de mettre au point et surtout, de perfectionner cette méthode. Au départ, nous avions besoin de trois jours pour réaliser notre intervention, aujourd’hui c’est une journée. C’est ce qui nous permet d’être profitables, mais cela demande du temps », relève Jean-Paul Carreau. « Par ailleurs, ceux qui pourraient être intéressés par le secteur considèrent souvent que c’est une niche. Ce n’est pas le cas. Nous avons d’ores et déjà rénové plus de 2 000 portes, et il en reste beaucoup sur la seule zone de Bordeaux rive gauche, qui est un peu notre aire d’intervention historique. » Le chiffre d’affaires de Renoporte suit d’ailleurs une progression linéaire : 200 000 euros la première année, 300 000 la deuxième, 400 000 euros la troisième et 500 000 attendus en 2019.

Les perspectives

Renoporte couvre une grande partie de la Nouvelle-Aquitaine, intervenant à La Rochelle, Toulouse, Hendaye, Limoges et bien sûr Bordeaux notamment. Cinq salariés sont à Bordeaux rive gauche, et trois équipes de deux personnes sont des licenciés. Renoporte envisage d’accroître encore sa présence dans la région, ayant dénombré une cinquantaine de zones d’intervention potentielle. L’entreprise espère même passer les frontières néoaquitaines pour les Pays de Loire, avec Angers en ligne de mire…

Après les portes de l'agglomération bordelaise, Renoporte veut rénover celles des Angevins.
Après les portes de l'agglomération bordelaise, Renoporte veut rénover celles des Angevins. — Photo : Christine Amat

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