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La Société Générale d'Archives investit à Bazas pour rayonner sur le grand Sud-Ouest

Par Anne Cesbron, le 20 octobre 2021

La Société Générale d’Archives (SGA) a choisi Bazas pour implanter son vingtième entrepôt. Il s’agit de répondre aux besoins croissants de ses clients néoaquitains. L’activité de stockage d’archives papier connaît en outre un relais de croissance avec les contrats de gestion d’archives confiés désormais par l’État et les municipalités.

L’entrepôt de Bazas dispose d’une capacité de 70 km linéaires de stockage.
L’entrepôt de Bazas dispose d’une capacité de 70 km linéaires de stockage. — Photo : DR

La PME familiale créée en 1973 à Paris par Emmanuel Huzar, père du président-directeur général actuel Thomas Huzar, vient de poser la pièce manquante au puzzle de son maillage territorial. Un imbroglio né d’une association malheureuse avait retardé l’implantation de ce spécialiste du stockage d’archives papier dans le Grand Sud-Ouest. " Nous souhaitions être au plus près de Bordeaux, où l’un de nos grands clients, une filiale de la BPCE, a externalisé ses archives. Par ailleurs, notre arrivée à Bazas va nous permettre de regarder vers l’Occitanie, notamment Toulouse ", confie le PDG. La ville rose est en effet éloignée de près de 200 kilomètres de là, quand l’opérateur en archivage privilégie des prestations idéalement circonscrites à un rayon de 150 kilomètres.

Un site plein dans deux ans

Ce nouveau et vingtième site représente un investissement de 3,5 millions d’euros pour l’entreprise aux 164 salariés et aux 19,8 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2019. L’entrepôt girondin et ses 3 500 m2 correspondent à 70 kilomètres linéaires de stockage. L’entrepôt girondin et ses 3 500 m2 correspondent à 70 kilomètres linéaires de stockage ; 50 % de cette capacité sera d’ores et déjà atteinte en décembre. L’objectif est d’avoir rempli ces rayonnages dans 24 mois.

La société assure la gestion de fonds de 4 000 clients, dont 40 % sont des sociétés du CAC40, des secteurs banquiers, hospitaliers, des métiers du droit ou de l’expertise-comptable. Une croissance annuelle pérenne de 4 à 5 % accompagne ses acquisitions immobilières. " Nous détenons plus de 165 000 m2 de surface d’entrepôt sécurisés et nous intégrons 200 km de linéaire d’archives chaque année ", poursuit le dirigeant. À Bazas, le nouveau foncier de SGA pourrait voir une extension à moyen terme.

Le relais de croissance public

" Selon des arbitrages en cours, les administrations sont en pleine réflexion quant aux supports d’archivage à privilégier. L’orientation papier est encouragée au vu de ce qui est constaté en termes de cyber-risques, de consommation d’énergie et de coût induits. C’est un nouveau relais de croissance ", insiste le dirigeant qui rappelle que l’État confie à des tiers privés une partie de ses archives propres. L’entrepôt de Bazas devrait se faire agréer Archives nationales, après un audit des archives départementales au premier semestre 2022.

" Les interrogations de nos clients portent de plus en plus sur les modalités de conservation, de sécurité des données, les changements incessants des formats, des supports… Nous assurons la gestion de flux physiques et dématérialisés, ce qui nous permet par exemple de scanner des documents pour que les originaux ne bougent pas ", précise Thomas Huzar. Après plus de 45 ans d’existence, les solutions de consultation et de livraison des documents représentent 400 000 entrées et sorties de documents par an pour SGA. À Bazas, ce flux serait de plus d’une centaine de mouvements par jour.

L’entrepôt de Bazas dispose d’une capacité de 70 km linéaires de stockage.
L’entrepôt de Bazas dispose d’une capacité de 70 km linéaires de stockage. — Photo : DR

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