Loire

Industrie

Tôlerie Forézienne poursuit ses investissements pour doubler de taille

Par Gilles Cayuela, le 27 juin 2022

Après avoir investi 2 millions d’euros sur les 18 derniers mois, Tôlerie Forézienne s’apprête à lancer une nouvelle vague d’investissement dans la Loire pour augmenter ses capacités de production. Objectif de cette filiale du groupe niortais Poujoulat : atteindre les 20 millions d’euros de chiffre d’affaires à horizon 2025.

120 salariés travaillent actuellement sur le site de Tôlerie Forézienne à Bonson, dans la Loire.
120 salariés travaillent actuellement sur le site de Tôlerie Forézienne à Bonson, dans la Loire. — Photo : Gilles Cayuela

Tôlerie Forézienne ne connaît pas la crise. Passée de 10 millions d’euros de chiffre d’affaires avant la pandémie de Covid-19 à 12,5 millions d’euros sur l’exercice 2021/2022 - grâce notamment au lancement d’une ligne de distributeurs de gel hydroalcoolique -, la filiale du leader européen des conduits de cheminée et sorties de toit Poujoulat (1 700 salariés) poursuit sa belle ascension. À l’instar de son actionnaire de référence, cette entreprise basée dans la Loire vise un doublement de taille à horizon 2025. "Cette année, nous devrions atteindre entre 15 et 16 millions d’euros de chiffre d’affaires et 20 millions d’euros sous trois ans. Soit un doublement de taille en cinq ans. Tout comme le groupe qui devrait aussi doubler de taille d’ici 2025", confirme Frédéric Coirier, le PDG de Poujoulat Group, dont le siège social est basé près de Niort, dans les Deux-Sèvres.

4 M€ investis en trois ans sur le parc machine

Pour parvenir à ce doublement de taille, le fabricant de produits de fumisterie pour Poujoulat (60 % du CA), également sous-traitant en tôlerie fine et, depuis 2007, fabricant de mobilier urbain design (20 % du CA) a décidé de poursuivre la modernisation de son outil industriel. Après avoir investi 2 millions d’euros ces 18 derniers mois dans le renouvellement et la montée en gamme de son parc machines, la PME centenaire de Bonson s’apprête à lancer une nouvelle vague d’investissements.

Lancée en 2017, la gamme de mobilier urbain design pèse aujourd’hui 20 % du chiffre d’affaires de Tôlerie Forézienne
Lancée en 2017, la gamme de mobilier urbain design pèse aujourd’hui 20 % du chiffre d’affaires de Tôlerie Forézienne - Photo : Gilles Cayuela

"Nous allons réinvestir 2 millions d’euros supplémentaires sur les 18 prochains mois dans notre parc machines avec notamment une nouvelle découpe laser plus grande, une plieuse automatique, des équipements de soudage, de la cobotique et aussi dans le développement de notre activité peinture qui tourne à plein régime", détaille Frédéric Coirier. Ces investissements devraient permettre à Tôlerie Forézienne d’augmenter ses capacités de production "de l’ordre de 30 % au global", précise le directeur de Tôlerie Forézienne Frédéric Lemoine.

De nouveaux produits en fabrication pour Poujoulat

Portée par "les lois sur la transition énergétique", "l’essor du bois énergie" et le boom de l’aménagement urbain avec "des villes qui se végétalisent de plus en plus pour lutter contre les îlots de chaleur", Tôlerie Forézienne compte sur ces investissements pour poursuivre le développement sur ses trois marchés que sont la sous-traitance, le mobilier urbain design (qui compte déjà une cinquantaine de références et pas moins de 60 collaborations avec des designers) et bien entendu la fabrication de produits pour sa maison mère.

Les cobots font leur apparition chez Tôlerie Forézienne pour éviter des tâches répétitives et sans valeur ajoutée aux salariés.
Les cobots font leur apparition chez Tôlerie Forézienne pour éviter des tâches répétitives et sans valeur ajoutée aux salariés. - Photo : Gilles Cayuela

Tôlerie Forézienne, qui a embauché une vingtaine de nouveaux collaborateurs ces 18 derniers (120 salariés au total), devrait prochainement se voir confier par Poujoulat la fabrication de nouveaux produits. Des produits qui viendront compléter les 40 000 références fabriquées à Bonson, sur les 400 000 que compte le catalogue du groupe niortais.

Pour porter le développement de ses activités, l’actionnaire envisage également d’investir dans une extension de son usine ligérienne. "Nous disposons d’une réserve foncière qui devrait nous permettre de construire quelques milliers de mètres carrés supplémentaires sous trois à quatre ans", confie Frédéric Coirier.

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