Lyon

Financement

Le cabinet lyonnais Actène développe le financement sur actifs pour les PME et ETI

Par Déborah Berthier, le 25 juillet 2022

Le cabinet de conseil en financement sur stock lyonnais Actène et le spécialiste du financement industriel parisien Chetwode se sont récemment associés pour développer le financement sur actifs auprès des PME et ETI industrielles de la région. Un mode de financement en devenir selon les dirigeants respectifs des cabinets, Jean-Baptiste Magnen et Jean-Paul Lachaud.

Jean-Baptiste Magnen, DG du cabinet de conseil en financement industriel parisien Chetwode, et Jean-Paul Lachaud, gérant du cabinet de conseil en financement sur stock lyonnais Actène.
Jean-Baptiste Magnen, DG du cabinet de conseil en financement industriel parisien Chetwode, et Jean-Paul Lachaud, gérant du cabinet de conseil en financement sur stock lyonnais Actène. — Photo : DR

L’union fait la force. C’est en tout cas le parti pris du cabinet de conseil en financements industriels parisien Chetwode et du cabinet de conseil en financement sur stock basé à Lyon Actène, qui ont récemment décidé de s’associer de manière à développer le financement sur actifs auprès des PME et ETI industrielles de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Le principe de ce mode de financement ? Plutôt que d’emprunter de l’argent auprès d’une banque pour financer un projet, l’entreprise lève de la dette auprès des fonds européens que représentent les deux cabinets, en proposant comme garantie leurs outils industriels, leur parc immobilier ou leur stock. "On donne de la valeur à des immobilisations déjà amorties, on monétise le bilan", résume Jean-Baptiste Magnen, le dirigeant de Chetwode.

Des entreprises financées en Auvergne-Rhône-Alpes

Les deux acteurs comptent déjà plusieurs clients dans la région. Au premier rang desquels le groupe Saint-Jean Industries (290 M€ de CA en 2020, 1 850 salariés), équipementier pour l'automobile, l'aéronautique et l'industrie basé à Saint-Jean d'Ardières (‎Rhône), qui a eu recours au financement sur actif une première fois, dans le cadre d’un projet de développement aux États-Unis qui avait du mal à convaincre les banques.

"Depuis, ce mode de financement est entré dans la palette des outils à disposition du directeur financier du groupe, même lorsqu’il a les capacités de financer les projets avec les banques", précise le fondateur de Chetwode. On retrouve aussi des sociétés de taille plus modeste, comme l’entreprise iséroise Jadeo, plus connue sous son nom commercial Déguisetoi.fr, ou encore la fonderie Brea System (9 M€ de CA en 2020, 130 salariés), basée près de Montluçon (Allier).

Un mode de financement en devenir

Et à en croire les deux experts, le financement sur actifs (entre trois et trente millions d'euros en général) est amené à se développer. "Les banques se désengagent du financement à moyen et long terme, explique Jean-Paul Lachaud, dirigeant d’Actène. Au sortir de la crise Covid, les banques qui ont accompagné un très grand nombre de sociétés via le prêt garanti par l’État n’ont plus les capacités de remettre de l’argent dans les entreprises."

Le financement sur actif, qui propose des taux plus élevés que les banques mais peut permettre de financer un projet jugé risqué pour un établissement bancaire, entend se positionner comme une alternative de choix pour les entreprises industrielles et de distribution. Dans la région, les deux cabinets de conseils ont plusieurs contrats en cours de négociation avec d’importants acteurs économiques.

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