Auvergne Rhône-Alpes

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La CCI Lyon Métropole Saint-Etienne Roanne vise l'équilibre en 2022

Par Gilles Cayuela, le 24 janvier 2022

Après une année marquée par une profonde transformation de son modèle économique, la CCI Lyon Métropole Saint-Etienne Roanne devrait atteindre l’équilibre financier en 2022.

Le bureau de la CCI Lyon Saint-Etienne Roanne entourant Philippe Valentin, au centre.
Le bureau de la CCI Lyon Saint-Etienne Roanne entourant Philippe Valentin, au centre. — Photo : JJ Raynal

Amorcée il y a un an, la transformation de la CCI Lyon Métropole Saint-Etienne Roanne commence à porter ses fruits. Privée de 75 % de ses recettes fiscales sur ces cinq dernières années, la chambre consulaire, qui affichait un déficit structurel de 15 millions d’euros en 2021, devrait "atteindre un équilibre financier sans apport de dividendes en 2022", s’est réjoui son président Philippe Valentin.

Une culture business

Pour réussir ce tour de force, la CCI métropolitaine a été contrainte d’adopter une stratégie inédite. "La CCI ne devient pas une entreprise mais elle adopte une culture business. Nous parlons désormais de clients accompagnés et non plus de ressortissants", a exposé son président Philippe Valentin.

Dans les faits, cette nouvelle stratégie s’est matérialisée par la création d’une cellule commerciale et marketing (11 commerciaux de terrain), la filialisation de son organisme de formation continue CCI Formation Pro et de son école EKLYA, ainsi qu’un travail de fond sur son offre de services, qui débouchera en 2022 sur "une offre de services accessible par abonnement mensuel. Une initiative unique dans le réseau des CCI", a confié Philippe Valentin.

Des économies aussi

Pour atteindre l’équilibre financier, la CCI métropolitaine mise certes sur de nouveaux produits et services (1,5 million d’euros attendu) mais également sur des économies. Dans cette optique, la chambre consulaire a été contrainte de procéder à une centaine de licenciements en 2021 (il reste désormais environ 300 salariés). Licenciements qui devraient lui permettre d’économiser "entre 6 et 7 millions d’euros sur la masse salariale", a précisé Philippe Valentin, qui a par ailleurs engagé un travail de fond sur les frais fixes et frais généraux.

Le désengagement de la chambre consulaire dans le Musée des Tissus et son transfert à la Région a par ailleurs permis d’alléger les charges de 1,7 million d’euros.

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