Loire

Industrie

Comment Cellux veut doubler son chiffre d'affaires en cinq ans

Par Gilles Cayuela, le 08 juillet 2021

Basé à Saint-Genest-Lerpt, dans la Loire, le concepteur et fabricant de luminaires Cellux mise sur ses savoir-faire traditionnels, ses innovations et un projet de décarbonisation de sa production pour se développer.

Ghislaine Celdran, dirigeante de Cellux dans la Loire.
Ghislaine Celdran, dirigeante de Cellux dans la Loire. — Photo : Gilles Cayuela

Spécialisé dans la conception et la fabrication de luminaires, Cellux (30 salariés, 3 M€ de chiffre d'affaires) a connu une année 2020 moins brillante que prévu. "Les innovations sur lesquelles nous avons travaillé en 2018 ont commencé à être commercialisées fin 2019, mais l’arrivée du Covid a mis un coup d’arrêt à notre plan de développement", confie Ghislaine Celdran, qui dirige avec son frère Guy, l’entreprise fondée en 1988 par son père.

Les marchés visés - événementiel et aéroports - étant à l’arrêt durant les confinements, la PME de Saint-Genest-Lerpt, dans la Loire, a dû se résoudre à prendre du retard sur son plan de marche initial. Mais l’objectif, lui, reste le même : "Doubler notre chiffre d’affaires sous cinq ans", lance Ghislaine Celdran.

Des innovations pour la désinfection

Comment ? "En misant sur nos innovations et sur de nouveaux marchés", complète la dirigeante. Parmi ces innovations, deux vont sortir prochainement sur un marché nouveau pour l’entreprise : la décontamination par la lumière.

"Avec l’arrivée du Covid, nous nous sommes mis à travailler sur différents produits de décontamination de l’espace et des surfaces par la lumière. Et les deux premiers produits, dont l’un permet de décontaminer une pièce occupée, viennent de recevoir les autorisations nécessaires à leur commercialisation", confie Ghislaine Celdran.

La prolifération malheureuse des variants et la reprise annoncée de l’épidémie semblent donc offrir de belles perspectives pour Cellux sur ce marché.

Un label Entreprise du Patrimoine Vivant bon pour le business

Récemment labellisée Entreprise du Patrimoine Vivant (EPV) pour ses savoir-faire conjugués dans le domaine de la lumière mais aussi de la tôlerie fine pour concevoir les carcasses de ses éclairages, Cellux mise aussi sur le marché de la rénovation du patrimoine.

"Nous étions déjà présents sur ce type de marchés avec quelques belles réalisations, comme les éclairages de l’église d’Ampluis, dans le Rhône. Le Label EPV va nous permettre de gagner en notoriété auprès des architectes spécialisés dans la rénovation du patrimoine et des monuments historiques. Nous avions déjà le savoir-faire, nous avons désormais le faire savoir", argumente Ghislaine Celdran.

Un million d’euros pour décarboniser sa production

La croissance de Cellux passera aussi par le renforcement de sa démarche d’écoconception. Une démarche d’autant plus importante pour cet équipementier du bâtiment que la nouvelle réglementation environnementale RE2020 entrera en vigueur au 1er janvier 2022 pour toutes les constructions neuves.

Pour ce faire, Cellux projette d’investir "environ un million d’euros" dans un projet de décarbonisation de son outil de production. "Nous sommes en train d’étudier différentes options pour équiper notre bâtiment de solutions de décarbonisation, comme des panneaux photovoltaïques sur le toit, mais aussi pour trouver des solutions alternatives au gaz naturel pour nos process de production et notamment sur le poudrage des peintures. Aujourd’hui les solutions technologiques existent", conclut Ghislaine Celdran.

Ghislaine Celdran, dirigeante de Cellux dans la Loire.
Ghislaine Celdran, dirigeante de Cellux dans la Loire. — Photo : Gilles Cayuela

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