Industries du transport

Stratégie

Bontaz décroche une aide de 11 millions d’euros de France Relance 2030 

Par Delphine Sauzay, le 01 février 2024

En voie de diversification, le groupe haut-savoyard Bontaz met les bouchées doubles pour s’imposer sur les marchés de la mobilité légère et de la motorisation électrique. Après avoir pris une participation au capital des vélos-cargos Jhog, son entité Fuel Cell développe des solutions pour piles à combustible.

De gauche à droite : Yohann Perrot, directeur de la Business Unit Fuel Cell, Oliver Wudkte, à côté en chemise noire, est le responsable commercial, Daniel Anghelone, DG de Bontaz
De gauche à droite : Yohann Perrot, directeur de la Business Unit Fuel Cell, Oliver Wudkte, à côté en chemise noire, est le responsable commercial, Daniel Anghelone, DG de Bontaz — Photo : DR

Engagé dans une stratégie pour répondre aux besoins de la mobilité décarbonée, l’équipementier automobile Bontaz (3 500 salariés dans le monde ; 290 M€ de CA en 2023), implanté à Marnaz (Haute-Savoie), vient d’obtenir une aide de 11 millions d’euros dans le cadre du plan France Relance 2030, pour accélérer son projet SoBoPaC (Solutions Bontaz pour Piles à Combustible) de sa business unit " Fuel Cell ". Le montant de l’aide correspond à 27 % de l’investissement total consenti par l’entreprise.

Gain de temps industriel

Lancée en janvier 2023, Fuel Cell développe et industrialise des sous-systèmes écoresponsables, polyvalents et auto-adaptables pour couvrir tout type de pile à combustible avec un TCO (Total Cost of Ownership) attractif. Pour se positionner sur ce nouveau marché, l’entité développe actuellement deux technologies pour refroidir le système de pile à combustible et ajuster les débits dans la partie hydrogène du dispositif. En complément, grâce à ce financement, la business unit " Fuel Cell " va pouvoir initier des collaborations avec des laboratoires et ses sous-traitants.

"C’est un vrai coup de boost pour nous repositionner dans un marché où nos concurrents allemands et asiatiques avaient pris un peu d’avance. Ce financement nous offre des ressources supplémentaires pour positionner notre offre, dont la conception et la fabrication seront écoresponsables. Nous voulons aussi intégrer une dimension plus " smart " dans la partie électronique", souligne Yohann Perrot, directeur de Fuel Cell (20 salariés). La business unit projette de réaliser un chiffre d’affaires compris entre 30 et 40 millions d’euros en 2030.

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