Wauquiez : Après la tempête, le chantier naval de retour en eaux calmes
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Wauquiez : Après la tempête, le chantier naval de retour en eaux calmes

Reprise en 2011 par un grand groupe aciériste, la société Wauquiez s'est remise à flots. Et renoue avec son ADN d'origine.

Au bord du gouffre en 2011, Wauquiez semble tiré d'affaire. Mis à genoux par la crise de 2008, le constructeur naval de Neuville-en-Ferrain, alors détenu par Benetteau, est repris par l'aciériste isérois Experton-Revollier, en quête de diversification. Une alliance surprenante, mais force est de constater que la greffe a pris. Dans un marché de la plaisance qui a retrouvé de sa superbe, Wauquiez a pu reprendre le positionnement qui était le sien. Celui d'une marque de prestige, dont les bateaux sont reconnus pour leurs finitions luxueuses autant que pour leurs qualités sportives. « En 2008, tout s'est arrêté pour les chantiers navals du monde entier », rappelle Patrick Bloch, directeur du développement de Wauquiez. « On est passé d'une période de croissance délirante, à une chute de 75 % du marché. Ça commence à repartir, mais les acheteurs sont beaucoup plus regardants qu'auparavant. »

Retour au luxe
D'où l'intérêt, pour Wauquiez, de renouer avec son ADN d'origine, celui d'un luxe sans ostentation, un peu dissous dans les process uniformisants des années Benetteau. Retour donc aux méthodes et techniques des années 80, et à une approche plus artisanale. Une recette qui marche : Wauquiez retrouve commandes (environ 50% à l'export chaque année), profits et embauches. Signe qui ne trompe pas, depuis 2011, l'équipe est passée de 35 à 64 personnes. Et pour son cinquantenaire, en 2015, Wauquiez prévoit un CA de 5,5 millions d'euros, et un nouveau modèle. Avec une trentaine de bateaux, du 9 au 18 mètres, produits chaque année, Wauquiez se laisse désormais le temps de bien faire. « On ne sous-traite rien, nous faisons tout nous-même, des coques aux boiseries intérieures. Avec nos petites séries, on peut faire presque du sur-mesure, selon les envies de l'acheteur », explique Patrick Bloch. Un luxe qui a un prix : la gamme Wauquiez débute à 125.000 €, et grimpe jusqu'à un petit 900.000 €. Remis à flots, Wauquiez va de l'avant et ses bateaux font à nouveau rêver : l'un de ses voiliers a reçu le prix 2015 de l'« European yatch of the year », dans la catégorie luxe.

A propos de Wauquiez

(Neuville-en-Ferrain) Directeur : Olivier Nicolas / CA 2015: 5,5 M€ / 64 salariés / www.wauquiez.com

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