Si le marché des eaux plates minérales a baissé de 3% en volume en 2009, il est reparti à la hausse cette année. Le premier trimestre a enregistré une hausse de 3% en volume par rapport à la même période l'an passé. Mais Alain Merceron, le directeur général des Grandes Sources de Wattwiller ne s'en réjouit pas: «Cette progression est due aux promotions commerciales», explique-t-il. Il y a deux ans, seulement un litre sur dix était soldé, soit 10% du marché. L'an dernier, ce chiffre est passé à plus de 20%, et en ce début d'année il s'élève à plus de 30% et atteint jusqu'à 50% selon les marques. «Depuis le mois de mars, c'est plus calme. Cela ne peut pas s'accélérer. Mais je pense que 2010 sera une année agressive avec beaucoup de promotions», pronostique Alain Merceron. Face à cette guerre commerciale, Wattwiller a été obligée de suivre. L'érosion des marges commerciales a dû être compensée. L'entreprise a réduit ses coûts d'exploitation et a stoppé certaines dépenses et investissements. En revanche, elle n'a pas touché aux frais publicitaires. «Nous sommes la troisième marque d'eau minérale dans le Haut-Rhin, mais nous avons seulement sept points de parts de marché dans l'Est et deux points en France, donc nous ne pouvons pas réduire nos investissements dans la publicité», fait remarquer le directeur général. Une nouvelle campagne de communication démarre d'ailleurs ce mois-ci dans les grands tirages de la presse féminine et santé. Wattwiller a relooké légèrement ses bouteilles pour avoir une meilleure unité dans la gamme. La nouvelle communication met aussi en avant les spécificités du produit: le «zéro nitrate», la faible teneur en sodium pour les eaux gazeuses et la «recommandation pour l'alimentation des bébés», obtenue par l'entreprise à la fin 2009.
CA 2009: 13,5M€ Effectif: environ 50 personnes Contact: 03.89.75.76.77
Contraintes de suivre la politique commerciale agressive de ses concurrents, les Grandes Sources de Wattwiller ont dû couper dans les coûts d'exploitation mais pas dans le budget publicitaire.