VMI : Le fabricant de pétrins de boulangerie s'offre un site flambant neuf
# Industrie # Investissement

VMI : Le fabricant de pétrins de boulangerie s'offre un site flambant neuf

BIENs D'ÉQUIPEMENT Fabricant de pétrins et mélangeurs utilisés en boulangerie, cosmétique et pharmacie, VMI va construire 13.000 m² d'ateliers, laboratoires et buEreaux à Saint-Hilaire-de-Loulay. L'industriel de Montaigu déménagera à partir d'août 2017. L'enjeu ? Réaliser des machines géantes et « capables d'égaler une qualité artisanale ».

Les futurs bâtiments de Saint-Hilaire-de-Loulay que VMI s'apprête à construire (13.000 m²) vont donner un sacré volume supplémentaire au fabricant de pétrins et mélangeurs pour la boulangerie, la cosmétique et la pharmacie. Dotée d'une surface au sol plus réduite que sur son site actuel, basé à Montaigu, la nouvelle usine s'élèvera bien plus haut et abritera une meilleure organisation.




Un projet de 10 millions

Prévu progressivement entre août et décembre 2017, le déménagement offrira « des ateliers dotés de ponts roulants d'une capacité de 10 tonnes avec 8,5 mètres de hauteur sous crochet, ainsi que des travées de 22 mètres, indique son P-dg, Dominique Denoël. Avec surtout une organisation en ligne. D'un côté, une entrée pour les matières premières, de l'autre une sortie pour les expéditions, alors que ces deux espaces restent aujourd'hui partagés à Montaigu ». Enserrée entre les entreprises voisines et un cours d'eau, impossible pour VMI de s'étendre sur la commune. Coût de la création de la future usine de Saint-Hilaire : 10 millions d'euros.




Des machines géantes

Derrière l'investisseEment figure une équation assez simple : la boulangerie industrielle, plus de 50 % de l'activité de VMI réclame des machines plus volumineuses. « De plus en plus, les industriels réclament des équipements sophistiqués et complets afin d'atteindre une qualité artisanale, résume Dominique Denoël. À partir des années 80, on est d'abord passé du " je pétris, je façonne, je cuis " au " je surgèle, puis je cuis ". Désormais, nos clients veulent pétrir, laisser fermenter pour donner du goût ou encore obtenir une mie plus alvéolée, des mies jaunes, etc., comme peut le faire un artisan boulanger ». Autre évolution, « le tonnage » des outils, dont le potentiel a bondi de 1,5 à 2,2 tonnes de pâtes pétries par heure dans les années 2000, jusqu'à quatre à six tonnes aujourd'hui, « avec des machines plus efficientes et plus rentables ». Résultat, dans son atelier montacutin, VMI hébergeait cet été deux machines de 60 mètres de long sur 15 mètres de large, culminant à 6 mètres de hauteur, toutes deux destinées à un client basé en France et au Canada, souhaitant proposer des produits « plus qualitatifs », de type pain tradition.




Export sur les cinq continents

Surfant sur une forte demande mondiale, la fabrique vendéenne exporte à plus de 50 % ses machines en général et à environ 80 % ses pétrins de boulangerie industrielle en particulier. Et ce, qu'il s'agisse d'outils pour réaliser des buns à Dubaï ou en Arabie Saoudite, comme récemment, ou de tous types de modèles qu'elle envoie régulièrement vers les Etats-Unis, le Brésil, l'Afrique, la Russie, l'Asie du Sud Est, le Japon, ou l'Australie. Bref, sur tous les continents. Ses références vont des Français Brie d'Or, La Boulangère, Pasquier, Jacquet à des sociétés travaillant pour Mc Donalds, etc.




Pétrin continu

Innovation, VMI vend même depuis quelques mois un pétrin produisant de la pâte en continu et sous vide, et plus seulement cuve après cuve. « Grâce à cette technique, on réalise un produit plus régulier, avec la possibilité de jouer sur la structure de la mie, sur la taille des alvéoles, par exemple, vulgarise le P-dg de VMI. Ce dernier critère permettra par exemple d'assurer une meilleure répartition de la mayonnaise, d'en mettre moins ou encore de réduire les produits de synthèse destinés à améliorer la pâte ».




Années records attendues

Filiale du groupe nantais Bretèche Industrie depuis 1998, VMI et ses 220 salariés tablent sur une forte croissance du chiffre d'affaires cette année avec 53 millions d'euros prévus (contre 48,3 millions d'euros en 2015, assortis de 4,9 millions de résultat net). Avec pour ambition de battre son record d'activité en 2017, puis à nouveau en 2018.




Porté aussi par la cosmétique

À elle seule, la boulangerie n'explique pas tout, cependant. Dans le domaine de la cosmétique, les Vendéens livrent aussi des équipements automatisés pour concocter des crèmes, fonds de teint et mascaras, via des outils de mélange ou destinés à produire des émulsions. Leurs capacités s'étendent de 50 à 5.000 litres, avec « un niveau de finition qu'on retrouve dans la pharmacie », assure le P-dg. Ses clients ? Chanel, Guerlain, Bioderma... Un marché porteur, lui aussi.

VMI



(Montaigu)


P-dg : Dominique Denoël 220 salariés 48,3 millions d'euros de CA 02 51 45 35 35 www.vmi.fr

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