Vitivista est une société de négoce agricole basée à Mérignac qui appartient au groupe Alidad Invest (70 millions d'euros de chiffres d'affaires, 175 salariés). Les activités de l'entreprise se concentrent dans le grand Sud Ouest, autour de quatre secteurs : l'arboriculture, la viticulture, le maraîchage et les grandes cultures. « Nous vendons uniquement aux professionnels, semences, engrais, produits de nutrition foliaire, piquets de vigne, produits oenologiques et aussi des services et du conseil à la conduite d'exploitation, à la mise en conformité, de l'accompagnement à la conversion au biologique, explique Alain Chemin, le président de Vitivista. Nous
proposons également depuis 3 ans en partenariat avec la société SpecTerra, un service de prises de vue aériennes des parcelles de vigne. Les données recueillies par les capteurs permettent d'avoir une vue d'ensemble, de cartographier et de mesurer l'état de santé du vignoble. »
Les drones sont plus mobiles, plus flexibles et moins coûteux
Un service qu'apprécient les grands châteaux notamment mais qui est coûteux et aléatoire. « Nous appartenons au cluster Inno'vin, précise Alain Chemin alors quand, dans le cadre d'une réflexion stratégique sur le développement de la filière drone en Aquitaine, on nous a proposé de travailler à un projet qui utilise les drones pour réaliser ces missions d'inspection, nous avons dit oui ». Les drones sont en effet plus mobiles, moins coûteux et plus flexibles d'utilisation. Vitivista travaille ainsi en partenariat avec Fly'n'Sense une entreprise mérignacaise qui fabrique des drones, SpecTerra, et Vitinnov, la cellule de transfert de l'ISVV adossée à Bordeaux sciences agro au sein du projet Vitidrones, lui-même initié par Innovin et le cluster Aetos. Vitidrones vise à apporter un service de télédétection en utilisant les drones. L'intérêt pour Vitivista est de pouvoir à terme proposer de nouveaux produits et services issus de ces données via une plateforme web.
De nouveaux services à terme
« Nous pensons qu'en utilisant les drones, nous pourrons diviser par deux le coût des prises de vue et ainsi décrocher plus de clients et pas seulement les grands châteaux qui en ont les moyens, ajoute Alain Chemin. Ce service devrait aussi intéresser l'arboriculture et le maraîchage. » L'entreprise n'a donc pas hésité à investir 184.000 euros sur deux ans dans ce projet de R & D.
Vitivista
(Mérignac) Président Alain Chemin, CA 2012: 36 M€ 80 salariés 05 56 34 64 04 www.vitivista.com