«Le lin est une culture à valeur ajoutée avec un bon niveau de rentabilité économique». Dixit Jérôme Vermersche, l'un des 350 à 500 liniculteurs oeuvrant pour la société Van Robaeys qui a une usine à Killem et conditionne 120 tonnes de matières brutes par jour. Même si la culture est soumise aux aléas climatiques, «il y a peu d'intrants et le rendement est intéressant parce que la liniculture n'a pas besoin de produits phytosanitaires ni beaucoup d'engrais». L'un des frères Van Robaeys, Arnaud, responsable du secteur Flandres - Saint-Omer, temporise: «Si le lin est une matière noble, nous restons modeste dans notre chiffre d'affaires.» La PME de 76 salariés et d'une quarantaine de saisonniers, génère un chiffre annuel moyen d'environ 15M€. «Chaque année, nous essayons d'investir 5 à 10%. Mais il faut savoir qu'un kilo de lin n'est vendu que 1,75dollar.» L'atelier de teillage est capable d'assurer une production annuelle de 6.000 tonnes de filasses et 3.000 de fibre courte. «80% de notre production de fibres longues part en Chine.» Des ateliers de seconde transformation adaptent la fibre à des utilisations spécifiques: 2.000 tonnes pour le secteur automobile et l'isolation, 1.800 pour le textile et la papeterie. «Dans le lin tout se recycle! Il y a le business des fibres, mais avec les graines on nourrit aussi le bétail; on en trouve aussi dans les cosmétiques et l'huile de lin. La poussière générée par le teillage est, elle aussi, utilisée dans les composts. Rien ne se perd.» L'entreprise gère une production de 3.500 à 6.000 ha (6 % de la sole française). Une production régionale d'avenir qui conditionne la liniculture des Flandres, de l'Artois, du Ternois, de l'Oise, de la Somme et de la Seine-Maritime. 0328683088; www.vanrobayes.fr
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