La réélection de l'industriel Morbihannais Michel Houdebine à la tête du pôle de compétitivité Valorial voit son élargissement à deux nouvelles régions: Pays-de-la-Loire avec Jean-Marc Vallauri de l'Enitiaa (École nationale d'ingénieurs des techniques des industries agricoles et alimentaires) et Basse-Normandie avec Bertrand Declosmesnil de l'Anea (Association normande des entreprises alimentaires). «D'un pôle national avec une image bretonne, nous nous ouvrons désormais au Grand Ouest. C'est la réussite de Valorial», note Michel Houdebine.
690 entreprises
L'État a estimé que 39 pôles de compétitivité en France avaient atteint leur objectif. Parmi eux, trois pôles agroalimentaires dont Valorial. Son budget de fonctionnement, d'environ «700.000€», selon Michel Houdebine est abondé par la région Bretagne à 36%, par l'État (Drire) à 28,5%, par les quatre conseils généraux bretons à 14%, par les deux nouvelles régions entrantes chacune à 8,5% et à hauteur de 20.000 € par le Crédit Agricole. Sans oublier les cotisations des 238 adhérents incluant 164 industriels. En tout, les trois régions Ouest englobent 690 entreprises et plus de 382.000 salariés. Les adhérents de Valorial représentent 8Md€ de chiffre d'affaires, la moitié du chiffre d'affaires agroalimentaire de la Bretagne. Les trois régions de l'Ouest totalisant 32,5Md€, on peut imaginer que le chiffre d'affaires global des entreprises adhérentes de Valorial puisse bientôt doubler, pour atteindre 16Md€.
«Meetic industriel»
Depuis le lancement de Valorial, 131 projets, portés à 42% par des PME, ont bénéficié d'aides en R &D, pour un montant de 112M€. «Nous sommes là pour fédérer industriels, équipementiers, laboratoires de recherche dans des projets collaboratifs», explique Michel Houdebine. «Nous sommes un peu un ?Meetic? industriel: à eux ensuite de se marier.» Valorial s'illustre dans de nombreuses thématiques: microbiologie et sécurité des aliments, nutrition santé humaine et animale, ingrédients fonctionnels, technologies alimentaires innovantes dans les ovoproduits, les viandes, le lait. «L'avenir, c'est le produit élaboré, tout le défi est dans la démarche de valorisation», relève Michel Houdebine. «J'ai envie de le rappeler à mes amis agriculteurs. Tant que l'horizon sera restreint à la poudre de lait ou au beurre simple, je serais pessimiste pour demain.» En attendant, Valorial pourrait bien faire des émules ailleurs dans le monde. Le pôle a reçu la visite d'un commissaire européen fin 2008 et la demande existe pour un Valorial Africain basé à Dakar, ainsi qu'au Québec.
Contact. Valorial à Rennes. Tél. : 02.23.48.59.64.
Le pôle de compétitivité breton Valorial, à la tête duquel Michel Houdebine vient d'être réélu, élargit ses horizons à deux régions frontalières.