Valorex : Passer de trois à six usines de nutrition animale
# Industrie # Investissement

Valorex : Passer de trois à six usines de nutrition animale

Nutrition animale À Combourtillé, Valorex investit avec des partenaires pour ouvrir trois nouvelles usines en France. Coût total : entre 6 et 9 millions d'euros.

Après Combourtillé, Châtillon-en-Vendelais, et Argentan (61) c'est près de Poitiers, à Ingrandes-sur-Vienne (86) que Valorex va désormais aussi produire des aliments pour animaux. Spécialiste de la thermo-extrusion de graines (lin, lupin, colza, féveroles...) depuis 1993, Valorex s'est pour cela associée à Terrena et Sofiprotéol. Ces trois structures se partagent le capital de l'usine respectivement à hauteur de 25 %, 51 % et 24 %. Avant fin 2014, Valorex va également ouvrir deux autres usines de nutrition animale, à Sainte-Radegonde (12) et Avannes (25). « Entre deux et trois millions d'euros sont nécessaires pour mettre en service chaque unité », confie Pierre Weill, président de Valorex. « Il s'agit de sites industriels existants, qui appartiennent à nos partenaires, mais où nous installons nos lignes de production de produits Valorex », souligne Pierre Weill.




Thermo-extrusion

Objectif de cette nouvelle organisation : « rapprocher les usines des bassins de production ». Car la philosophie Valorex c'est de « bien nourrir les animaux pour bien nourrir les hommes, tout en prenant en considération le bien-être social et économique des éleveurs, ainsi que de l'environnement ». En clair, Valorex analyse toutes les graines qu'elle reçoit des agriculteurs, en fait ses dosages (mélanges) avant de les extruder (technique de cuisson brevetée) pour ensuite en produire des aliments pour ruminants, bovins, porcs, volailles... L'entreprise les vend ensuite soit en direct (pour les ruminants, à 150 km autour de l'usine) soit auprès d'autres industriels de l'alimentation animale.




10 % à l'export

« Nous fournissons 80 % des fabricants français », précise Béatrice Dupont, directrice du développement de Valorex. L'entreprise bretonne réalise aussi 10 % de ses 78 millions d'euros de chiffre d'affaires à l'export. La conquête de l'étranger fait partie de ses principaux axes de développement, notamment en Europe. Deux usines fabriquent d'ailleurs depuis quelques années des aliments extrudés sous licence de marque Valorex en Allemagne (10.000 tonnes de produits par an) et en Suisse (4.000 tonnes). C'est sur ce modèle que vont donc s'appuyer les trois nouvelles unités de production lancées par Valorex. L'unité Ekoranda (Ingrandes-sur-Vienne) va produire sous licence de marque Valorex des aliments extrudés (10.000 t pour Terrena et 5.000 t pour Valorex pour les vendre à des fabricants d'aliments).




+25 % de chiffre d'affaires

Melila à Sainte-Radegonde et l'entreprise Moulin d'Avannes produiront aussi une gamme de la marque Valorex à hauteur de 10.000 tonnes chacune. À la clé, 17 personnes vont être embauchées sur quatre sites en 2015, et cette nouvelle stratégie de développement devrait permettre à Valorex d'augmenter son chiffre d'affaires de 15 à 20 M€ en 2016 (+20 à 25 %). Autre objectif pour l'entreprise : « garder la R & D et les services marketing à Combourtillé, où nous employons une trentaine de chercheurs », précise Pierre Weill. Tous les ans, l'entreprise tâche de créer l'innovation pour rester performante. En 2013, elle a investi 3,5 M€ en investissements R & D et industriels, et devrait atteindre le même montant pour cette année.

Valorex



(Combourtillé) Président : Pierre Weill DG : Stéphane Deleau 115 collaborateurs CA 2013 : 78 M€ 02 99 97 63 33 www.valorex.com

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