Vallon du Roguez : La future zone d'activité livrée en 2016

Vallon du Roguez : La future zone d'activité livrée en 2016

Aménagement. Maîtrisé par la Métropole Nice Côte d'Azur, le site de 3,8 hectares devrait accueillir 10 à 15 entreprises de production ou de petite logistique.

La comparaison est implacable. Si les Alpes-Maritimes comptent 470.000 m² alloués à des projets d'aménagement commercial de plus de 2.000 m² à l'horizon 2020, force est de constater que la création de zones d'activité industrielles et artisanales fait beaucoup moins d'émules. « C'est le parent pauvre du développement économique azuréen, regrette-t-on à la CCI de Nice, alors qu'on estime la demande moyenne endogène en locaux d'activité à environ 155.000 m². » En cause, un foncier disponible restreint qui alimente une concurrence exacerbée entre les projets industriels et commerciaux, avec une balance qui penche largement vers ces derniers. Certes, des projets de densification des zones existantes sont à l'étude, comme celle de Carros où le coefficient d'occupation du sol (COS) est récemment passé de 50 à 70 %. Toutefois, malgré l'engagement des candidats aux Municipales de 2008, à l'occasion du premier Pacte Éco lancé par la chambre consulaire azuréenne et l'UPE 06, peu de projets ont vu le jour ces six dernières années. Seule l'opération AromaGrasse s'est concrétisée : un site de 8 hectares, préempté par la communauté d'agglomération du Pays de Grasse, dédié aux entreprises de la grande famille des arômes et des parfums (voir encadré). Dans ce contexte, la création d'une nouvelle zone d'activité industrielle sur le périmètre de l'Eco-Vallée fait figure d'événement.




Un site de 3,8 hectares

Situé dans le Vallon du Roguez, sur les communes de Colomars et de Castagniers, le site s'étend sur une surface de 3,8 hectares maîtrisée par la Métropole Nice Côte d'Azur. Le projet prévoit de confier à un opérateur privé, dont le choix interviendra début 2015, la construction, la commercialisation et la gestion de la future zone d'activité au travers d'un bail emphytéotique administratif de 50 ans. Le site devrait ainsi proposer un total de 19.000 m² de surface plancher, destinés à accueillir dix à quinze entreprises de production ou de petite logistique, générant la création de 100 à 200 nouveaux emplois. La commercialisation des lots débutera mi-2015, pour une livraison prévue courant 2016.




Un observatoire du foncier

Cette offre est évidemment la bienvenue, mais reste bien en deçà des besoins réels des entreprises azuréennes. « Il y a nécessité de réserver du foncier d'activité et d'accélérer les procédures opérationnelles », reprend-on à la CCI qui travaille à la mise en oeuvre de son observatoire OZEA, dont le but est de recenser et de cartographier l'ensemble du foncier dédié aux activités économiques sur les Alpes-Maritimes. Avec cet outil, réalisé en collaboration avec les collectivités territoriales, la chambre entend peser de tout son poids pour donner la priorité aux activités artisanales et industrielles dans l'affectation des sols lors de l'élaboration ou la révision des documents d'urbanisme. Et ainsi « renforcer une économie de production, source de création d'emplois et de valeur », se plaît à rappeler Bernard Kleinhoff, président de la CCI.