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UPE 06 : La mandature Renaudi imprime sa marque
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UPE 06 : La mandature Renaudi imprime sa marque

Le président de l'UPE 06 mise sur la synergie retrouvée avec la CCI pour mieux militer en faveur des réformes nécessaires au développement des entreprises.

Les repères sont pris, les commissions installées, les objectifs définis. La nouvelle mandature de l'UPE 06, présidée par Philippe Renaudi, imprime sa marque. Du rapprochement avec la Fédération des Entreprises Monégasques (FEDEM) à la création des "Entreprenariales de la Santé", les premiers projets sont en passent de se concrétiser. À vitesse grand V. Il s'agit en effet d'« aller vite », explique le président dans l'édito du rapport d'activité 2016 de l'organisation patronale azuréenne, histoire de profiter, selon l'expression consacrée, d'un alignement des planètes favorable pour remettre en marche l'économie française. Et de fait l'économie azuréenne. Avec, soulignons-le, un brin d'audace, comme l'illustre cette volonté affichée d'attirer sur les terres niçoises l'Université nationale du Numérique du Medef en mars 2018. Une « délocalisation » inédite « dans la ville candidate au Prix de la Capitale Européenne de l'Innovation, ça ferait sens », plaide le patron des patrons.

Faire sens

Justement, faire sens, et le bon si possible, sonne bel et bien comme le leitmotiv de la mandature Renaudi qui s'inscrit dans une logique de synergie avec la CCI Nice Côte d'Azur après une parenthèse sujette à tensions. « On est revenus à la normal », estime-t-il. Avec un duo aux rôles bien définis, à l'UPE celui du syndicat, à la CCI celui de conseil, pour s'emparer des problématiques d'aménagement du territoire, de commerce de proximité, d'industrie, d'international et de tourisme au travers de commissions communes.

« Elle a tout compris »

Car si légère reprise il y a (« on sent un frémissement »), l'emploi, lui, reste encore morose. En cause, « un problème de méthode et de fléchage des jeunes en formation alors qu'on compte en Paca 40.000 offres d'emplois non pourvus », déplore-t-il. La nomination au ministère de l'Enseignement supérieur de Frédérique Vidal, ex-Présidente de l'Université Nice Sophia Antipolis, fait là aussi sens pour le patron qui milite pour l'instauration de formations en alternance répondant aux besoins en main-d'oeuvre qualifiée des entreprises. « Je ne suis pas là pour former des collègues mais des étudiants employables », lui aurait-elle déclaré quelques semaines avant sa nomination. « Elle a tout compris, et sa présence à Paris devrait nous aider », avance-t-il. Un relais évidemment bienvenu pour l'organisation, dont les actions de lobbying auprès des élus du territoire se poursuivent.

Lobbying

Les sujets ? Irrémédiablement les mêmes. Compte pénibilité, prélèvement à la source, fiscalité, code du travail. « Les pistes proposées par le gouvernement Philippe vont dans le bon sens mais elles manquent d'ambition ». Message que le président Renaudi entend faire passer lors des Rencontres Economiques Territoriales, moments d'échanges entre parlementaires, élus et entreprises institués à l'automne dont la dernière session s'est tenue fin juin à Cannes, avant Grasse, probablement en septembre. « L'objectif est de faire remonter vers les instances nationales la réalité du terrain exprimée par ceux qui la vivent au quotidien », explique Philippe Renaudi. Pas dupe pour autant. « Les chefs d'entreprise ont l'impression d'être écoutés, même s'ils ne seront pas forcément entendus ».

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