Une année record pour les bureaux lillois
# Conjoncture

Une année record pour les bureaux lillois

Après deux ans de baisses consécutives pour le marché des bureaux lillois, 2010 sonne la fin de l'hémorragie. Elle fait même mieux que ça en enregistrant, «une année record notamment dans le neuf», comme le dit Thierry Mabille de Poncheville, directeur de l'Agence pour la promotion internationale de Lille Métropole (Apim). Et les chiffres confirment les dires du directeur de l'Apim. En effet avec 71.785m², le neuf a quasiment doublé son volume de surfaces transactées par rapport à 2009.




+48% de progression

Avec ses 163.365 de m² transactés, hors comptes propres, le marché lillois enregistre une progression d'environ 48% par rapport à 2009. «C'est aussi une année record en terme de volumes transactés en dehors des constructions en compte propre», lance Thierry Mabille de Poncheville. L'effet des structures publiques (21% du volume transacté) et celui d'entreprises comme Kiabi et Adéo sont venus soutenir le marché de l'immobilier de bureaux lillois. Avec près de 65.953m² de surfaces disponibles ou livrables à trois mois et 4.923m²en construction, il n'y a, selon le directeur de l'Apim, «pas d'inquiétude à avoir». Et ce dernier d'ajouter : «Si on se réfère à la moyenne effectuée sur les cinq dernières années l'offre «peut répondre aux besoins pendant près d'un an et demi.» Jusqu'à présent, le marché lillois était suroffreur mais avec cette année record les stocks se sont équilibrés. Qui dit rééquilibre de l'offre par rapport à la demande dit aussi moins de moyens de pressions pour le futur locataire qui avait jusque-là le pouvoir sur les négociations des baux. «C'est certain que l'an dernier, le locataire avait plus le pouvoir que maintenant. Les prix resteront néanmoins raisonnables», note Thierry Mabille de Poncheville. «C'est un marché sain pour les investisseurs. Il reste aussi attractif avec des prix compétitifs ne dépassant pas les 190€ par mètre carré sur Euralille», confirme Patrick Duez, directeur régional de CB Richard Ellis.




Un nouveau départ pour le «blanc»

Alors que les investissements en blanc ont marqué un temps d'arrêt depuis deux ans, il serait possible de voir sortir de terre quelques opérations en 2011 et notamment sur les parcs d'excellence de la métropole. «On peut noter par exemple l'opération de 3.000 à 4.000m² portée au niveau du parc scientifique de la Haute-Borne», précise le directeur de l'Apim. De son côté Lille métropole communauté urbaine (LMCU) compte accompagner les investisseurs pour donner des opportunités immobilières aux TPE et aux artisans. Pour ce faire LMCU dégage une enveloppe de 10M€ pour faire émerger des locaux tertiaires de moins de 150m² plus risqués pour les investisseurs.

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