Une fois n'est pas coutume: c'est une femme qui, en 2010, décroche la première place dans le classement des acteurs les mieux payés en France. Avec 2,35M€, Marion Cotillard détrône Jean Dujardin et laisse derrière elle Dany Boon et même Gérard Depardieu. Comme quoi, tout est possible, et même pour une actrice: devancer des talents masculins estimés comme prometteurs par la critique populaire et supplanter le mammouth du secteur. Et la nouvelle crée l'événement. Non pas pour le montant de la prime mais parce que c'est une femme qui décroche la tête du classement. Ne s'agit-il pas plutôt d'un non-événement? On en est donc encore là: à souligner les prouesses d'un individu du sexe ?faible?. Mais ne sont-ce pas les femmes elles-mêmes qui alimentent le système? Les associations de femmes dirigeantes ou les branches féminines fleurissent à tous les étages. La majorité revendique l'égalité des sexes. Pourtant, elles s'enferment dans une espèce de corporatisme qui aurait plutôt pour effet de mettre de l'huile sur le feu. Sans parler de certains thèmes de conférences, dont seul l'intitulé donne le bâton pour se faire battre (mais gageons que le contenu va au-delà des mots). Une des prochaines réunions de ces femmes dirigeantes lyonnaises porte l'intitulé ?Un cerveau pour quoi faire?? Elles se posent donc encore la question... Et qu'en penserait Marion Cotillard? @email
- LE BILLET