Un mois vu par Yves Petitjean

Un mois vu par Yves Petitjean

Président Chambre de métiers et de l'artisanat Gironde et Aquitaine Parcours 64 ans Menuisier Président CPAM Gironde Premier vice-président assemblée permanente des chambres de métiers

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e "horsegate"

Le scandale qui se fait jour à propos de la viande de boeuf remplacée par de la viande de cheval me fait de la peine. On le dit depuis longtemps : les bouchers charcutiers font de la qualité et offrent une traçabilité de leurs produits. La grande distribution, pour gagner quelques centimes, est prête à tous les sacrifices. Je regrette que les efforts menés par la filière artisanale ne soient pas suffisamment médiatisés.




La hausse du chômage

Nous connaissons actuellement une progression extraordinaire du chômage. Malgré les propos du Président de la République, aucune action n'est vraiment menée pour faire baisser le nombre demandeurs d'emplois. Pour faire retomber le chômage, il faut relancer l'activité privée : ce sont les entreprises qui embauchent et cotisent. Ce gouvernement doit bien avoir des idées pour relancer l'économie !




L'absence de croissance

À force de revoir les prévisions de croissance à la baisse, on va bientôt arriver à zéro. Les petites entreprises, qui ne délocalisent pas, vont le plus souffrir. Pour la première fois depuis que je suis aux affaires (1995, nldr) on aura moins d'entreprises et de salariés à la fin de l'année qu'au début.




La suppression du jour de carence pour les fonctionnaires

Il faudrait plus de justice sociale dans ce pays. La suppression du jour de carence s'apparente à du clientélisme. Quand on connaît les comptes de l'assurance-maladie, on se dit qu'il aurait fallu rajouter deux jours au public pour le mettre à égalité avec le privé. La seule motivation du gouvernement est de ne pas perdre les élections municipales. Cette politique à courte vue est choquante.




L'UBB dans la tourmente

J'espère que la dernière ligne droite du championnat va permettre à l'Union Bordeaux Bègles de se maintenir. J'ai envie de voir mon club fétiche jouer à nouveau en Top 14 la saison prochaine. Plus généralement, dans ma fonction régionale, je n'ai pas de chance avec le rugby cette année ! Les cinq clubs aquitains se situent aux dernières places.