Un mois vu par Rodolphe Langlard

Un mois vu par Rodolphe Langlard

présidentrégional Lorraine des Dirigeants commerciaux de France Parcours50 ans Directeur commercial de deux cabinet MMA à Metz





La situation en Espagne.

«Je suis très sensible à ce qui se passe en Espagne actuellement, parce que ma femme est d'origine espagnole et que ma fille fait ses études là-bas dans le cadre d'Erasmus. Cela m'inquiète. Il y a des rassemblements tous les soirs. Les mouvements de la jeunesse espagnole me rappellent ce qui s'est passé en début d'année de l'autre côté de la Méditerranée. Elle exprime son ras-le-bol du chômage qui atteint 20% en Espagne, de tous les hommes politiques. Ils se sont déjà pris une raclée lors des dernières municipales. C'est une remise en cause d'un système. On a vu la Tunisie, l'Égypte et la Libye vaciller. Je pensais la vieille Europe à l'abri de tout ça.»




L'affaire DSK. «Cette histoire me laisse dubitatif. Comme beaucoup, au début, j'ai pensé qu'il s'était fait piéger, à un complot. Un homme aussi puissant, dans sa position... Depuis, on découvre avec stupeur son lot quotidien d'informations et de révélations. Je trouve tout ça bizarre. Apparemment il a quand même fauté. Le PS se retrouve comme à l'époque de Delors: il devait se présenter et finalement, n'y est pas allé. Le parti n'est pas en ordre de bataille pour la présidentielle, dans un an


Les querelles intestines en Lorraine. «On a appris que le président de la Région avait décidé de se désolidariser de deux instituts. Cette situation m'inquiète. On va subir un tour de vis au niveau des subventions; dans les CCI, et particulièrement en Moselle, on va licencier. Les CCI fusionnent, les conseils généraux et le conseil régional, idem: tout cela va provoquer une réduction de moitié des effectifs. Cela aura forcément un impact sur le dynamisme, le maintien et le développement de la région qui est déjà avant-dernière de France. Les autres régions ont sûrement les mêmes problématiques. Nous, on ne sort jamais de ce clivage entre Nancy et Metz. On a du mal à savoir qui fait quoi, qui va où. On n'avance pas. Ca ne décolle pas.»