Un mois vu par Philippe Nicot

Un mois vu par Philippe Nicot

Directeur général Afapei (Les Papillons blancs) du Calaisis depuis 2006 Parcours Né le 18 mai 1965 (Doubs) DESS juriste d'entreprise à Lille (1990). Débute chez KPMG Fidal (droit social), puis va vers la formation continue (Cepreco CCI). En 2001, change de cap et devient RRH à l'Udapei, puis DG de l'Afapei. Est secrétaire régional de l'Unifed et délégué régional de la Fegapei.

L'ouverture du Louvre-Lens. «C'était une grande surprise de découvrir le Louvre à Lens. Sur le plan architectural, le musée est très moderne et fluide. L'idée de parcourir le temps est une approche innovante. D'un seul coup d'oeil, le visiteur a une vision de 5.000ans d'histoire et de culture à travers l'art. J'ai eu une petite frustration: j'aurais aimé en voir plus. C'est un parti pris de ne pas surcharger en oeuvres. Ce qui m'a aussi frappé, c'est que je n'ai pas rencontré le public habituel des musées. Les gens me faisaient l'impression de s'être déjà approprié le lieu. Une partie n'avait jamais fait le pas d'aller dans un musée. A Lens, la culture vient à eux. Je ne suis pas sûr que ce public sera encore là demain, quand l'accès sera payant. Pour la région, le Louvre-Lens devrait drainer un public beaucoup plus large, mais comment faire pour l'accrocher ? C'est l'un des enjeux de la région, une occasion à ne pas rater !»




Le débat sur le mariage pour tous. «J'ai l'impression que François Hollande est allé à reculons sur ce dossier. C'était une promesse de campagne, mais on ne le sent pas convaincu sur le sujet. Les Français étaient globalement favorables au mariage pour tous, mais au moment où les discussions arrivent au parlement, la majorité va s'y opposer. Des positions se radicalisent des deux côtés. C'est frappant de voir comment l'opinion semble faire marche arrière. Le texte, pas bien préparé, va être adopté au forceps et entraîner des clivages, y compris au sein du gouvernement, pour satisfaire une minorité. Alors qu'on aurait pu se retrouver sur un compromis autour d'une union civique améliorée. Ce qui compte c'est l'égalité sur les questions patrimoniales et fiscales. Le terme "mariage" a fait peur, c'est une institution dans notre pays.»

L'autisme, grande cause nationale. «La région est en pointe sur la question de l'accompagnement de l'autisme. Le 10décembre, nous avons organisé avec la Fegapei une soirée à Lille, peu médiatisée, pour clore l'année sur l'autisme, grande cause nationale, et ouvrir le débat sur les parcours d'autonomie. On peut intégrer aujourd'hui des travailleurs autistes en entreprise. Chicorée Leroux en témoigne. La France part de très loin et a du retard. Nous attendons beaucoup du troisième plan de rattrapage, notamment vis-à-vis des adultes. Nous avons mis en place un diagnostic avec le Centre de Ressources Autisme de Loos qui permet d'adapter notre mode d'accompagnement. Avec les nouvelles techniques comportementales, il y a déjà des résultats encourageants, mais encore des efforts à faire.»