Un mois vu par Monseigneur Laurent Ulrich

Un mois vu par Monseigneur Laurent Ulrich

Archevêque de Lille Parcours Né le 7 septembre 1951 Études de philosophie et de théologie Ordonné prêtre en décembre 1979 Nommé évêque en juin 2000 Archevêque de Lille depuis février 2008 Vice-président de la Conférence des évêques de France

L




e Japon.

«Ce qui me marque, c'est l'enchaînement de trois phénomènes : le séisme, le tsunami et la catastrophe nucléaire. C'est une caractéristique du monde moderne où tout est très lié. Le fonctionnement démocratique japonais a permis une partie de la prise en charge du problème. Les Japonais, depuis 80 ans, ont mis en place des réponses au séisme et des digues anti-tsunami. Dans le monde moderne, on est obligé de gérer des crises violentes et soudaines. Je pense que l'on a intérêt à le faire dans la transparence notamment au niveau de l'information.»




La hausse du coût de l'énergie.

«On a parfois le sentiment d'être pris en otage. Ce qui n'est pas justifié par une rareté prévisible à court terme mais par un comportement spéculatif. On sent monter une inquiétude sur les approvisionnements d'énergie. Nous sommes acculés à réfléchir sur les sources d'énergie, la diversité est une nécessité. Mais le développement démographique du XXe siècle fut lié à l'utilisation des énergies. Cela a permis le développement de l'économie.»




Grandir dans la crise.

«C'est le titre d'un ouvrage publié par la Conférence des évêques de France. Il n'apporte pas de solutions techniques directes mais replace les problèmes dans un contexte. L'économie est-elle pensée comme étant au service de l'Homme ou de l'argent? Il faut inviter chacun à exercer sa responsabilité personnelle et ne pas rejeter la faute sur les politiques. Alors qu'on y voit défiance et mensonge, je pense que l'économie est un lieu où l'on peut vivre la confiance. En ce sens, le projet Humanicité à Lomme est important pour vivre des relations de confiance avec des personnes placées dans des situations hétérogènes:malades, handicapés, étudiants...»