"Plus juste, plus simple, plus efficace". Le slogan choisi par les pouvoirs publics pour vanter les qualités de la réforme a le mérite de faire mouche. À compter du 1er septembre 2026 la facturation électronique devient obligatoire pour toutes les entreprises assujetties à la TVA qui devront avoir la capacité de recevoir des factures électroniques interentreprises, et selon leur taille, d’en émettre, pour les grandes entreprises et les ETI le 1er septembre 2026, et pour les PME et les microentreprises le1er septembre 2027.
Soit environ 4 milliards de factures échangées dans le secteur privé chaque année, et environ 10 millions dans le secteur public. Alors que l’échéance approche nombre d’entreprises parmi les TPE et les PME n’ont pas encore achevé leur préparation. À ce jour 108 plateformes électroniques qui serviront aux échanges ont été agréées par Bercy, garantissant une diversité sectorielle et géographique, mais seulement 600 000 entreprises ont choisi leur opérateur sur les 10 millions d’entreprises concernées par la date butoir du 1er septembre 2026.
C’est pourquoi le gouvernement lance une grande campagne de communication pour inciter les entreprises à se mettre en ordre de marche avec force spots tv et radio, affichage, encarts dans la presse et sur le web.
Dans le même temps Bercy va mettre en œuvre un pilote pour tester en grandeur réelle le dispositif d’ici à l’été et vérifier son opérationnalité. Avec des entreprises volontaires, des plateformes agréées et des entités publiques. De vraies factures donneront lieu à de véritables paiements.
Un numéro vert est également d’ores et déjà disponible pour toutes les questions sur la réforme, le 0 806 807 807.