La fusion Stade Français-Racing 92
« C'est une fusion qui répond à une nécessité économique. Le rugby est devenu professionnel, il faut de l'argent, 20 à 25 millions d'euros pour qu'un club de D1 puisse exister. Sans économie, on ne fait rien, mais la question est de savoir ce qu'on en fait... Ce sont deux clubs qui ont une histoire, une identité. On ne peut pas tirer un trait sur une histoire de plus de 100 ans en faisant un chèque ! Il y a de l'humain, on entend que 45 joueurs + 45 joueurs ne feront au bout du compte que 45 joueurs, on ne peut pas dire ça. C'est un projet qui n'a pas été préparé, ça s'est fait dans l'urgence et sans dialogue. C'est une fusion ratée. Aujourd'hui, les deux clubs sont en difficulté de résultats. Une entreprise ne se dirige pas comme ça, une fusion doit d'abord correspondre à un projet. »
« Un essai transformé pour l'emploi »
« Ce projet porté par le SCO Rugby a pour objectif de détecter des jeunes des quartiers difficiles d'Angers qui ne s'intègrent pas dans l'emploi en utilisant le rugby et ses valeurs comme vecteur. 120 jeunes ont envoyé leur CV. Nous les avons regardés jouer au rugby pour évaluer leur comportement, nous en avons retenu 28, tous sans emploi. Après une remise en condition physique, ils ont tous fait un stage en entreprise de quatre mois. Ça a marché parce qu'on a fait marcher nos réseaux et que nous avons mis tout le monde autour de la table : syndicats patronaux, Aldev, la Région, Pôle Emploi, les structures d'accompagnement social... tout le monde a joué le jeu. Nous avons eu de super retours des entreprises. Aujourd'hui, plus de la moitié sont sur un emploi ou une formation en alternance. Notre objectif est de pérenniser cette action avec une ou deux sessions par an. »
Le match France-Pays de Galles
« Dans le sport comme en entreprise, il faut être soudé et savoir se dépasser. Il faut aussi savoir se remettre en question et ne pas paniquer. Le match France Pays de Galles est un bon exemple. Les Gallois nous menaient de cinq points à dix minutes de la fin, mais les Français avaient la rage de vaincre et du sang-froid, ils n'ont rien lâché et marqué l'essai après 20 minutes de temps supplémentaire. Du jamais vu ! C'est lié à du travail, de la volonté et à une équipe soudée. Ils avaient une vraie stratégie et un patron qui tient la route avec une vision. C'est la même chose en entreprise, on est là pour gagner et chacun a son rôle, sa place. »