Tafta
Ce sont deux visions de l'économie voire de la société qui s'affrontent. Je ne suis pas prêt à faire des concessions sur nos acquis en matières sanitaire ou encore agro-alimentaire : nous avons déjà beaucoup à faire pour améliorer nos pratiques qui sont souvent influencées par des multinationales américaines et leurs lobbies... Je ne vois pas comment deux conceptions aussi éloignées de l'économie pourraient s'entendre (OGM - gigantesques fermes bovines américaine, Monsanto...) à travers un simple accord. Dans des domaines moins sensibles et ou les similitudes sont plus fortes, cela reste une idée très intéressante pour nos entreprises car aujourd'hui, j'ai un peu le sentiment que l'Europe ouvre ses marchés, pénétrés par les autres puissances alors que ces dernières, elles, ne se privent pas pour pratiquer certaines formes de protectionnisme... Il va falloir ré-équilibrer ces relations.
Brexit
Nous devons arrêter de revendiquer une Europe des Nations : c'était un mal nécessaire à la création de l'Europe mais aujourd'hui, c'est une erreur de s'y accrocher. L'Europe des nations a ménagé les susceptibilités régionales lors de la création de l'UE. Mais aujourd'hui, Brexit oblige, nous devons bien nous rendre compte que ce débat est dépassé et que si nous voulons une économie européenne forte, nous devons nous associer avec nos alliés européens et créer une Europe Fédérale. Une Europe Fédérale avec une politique économique commune, qui s'appuierait sur nos forces régionales ! C'est un voeu pieux ? Pas plus que de faire perdurer une Europe des nations qui aujourd'hui périclite et ne propose pas de solutions économiques à proprement parler.
Un modèle français pour startup ?
En France, nous disposons d'entreprises multinationales puissantes mais également d'entreprises privées issues du secteur public, souvent en disruption sur leurs marchés. Ces sociétés peuvent utiliser les Startup à plusieurs niveaux : l'innovation, la R & D, la conquête... Mais à partir de ce moment-là, elles doivent avoir des positions dominantes dans ces petites sociétés pour éviter de perdre la maîtrise de leur propre transformation ! Pourquoi ne pourrait-on pas revendiquer cette façon de faire comme une méthode à la Française ? Cela permettrait de revitaliser le secteur économique, de lui donner une autre philosophie et de permettre aux jeunes pousses de moins souffrir !
Président Club des Bords de Seine (Rouen) Parcours Né le 10/12/1973 Diplômé d'un master en Droit de la communication Fondateur de l'agence YOTA en 2006 Fondateur de SmartPanda en 2011 - startup revendue à 85 % au groupe la Poste en novembre 2015 - actuel DG