Les affaires et la politique. «De plus en plus d'affaires sortent dans les médias. Le traitement de l'information est devenu de plus en rapide et arbitraire. Nous allons vers une médiatisation à outrance d'affaires politiques et humaines. Cela m'inquiète en vue des échéances électorales qui se profilent et qui ne se résument pas à l'élection présidentielle. Entre ceux qui ne vont pas voter, ceux qui votent pour les extrêmes qui se gargarisent des dérives du monde politique, je veux encore croire à la crédibilité de nos élus, à une politique propre. Le droit de vote est une chance comme celle de vivre dans une démocratie. Restons vigilants et critiques dans une société qui, un jour encense quelqu'un, et le lendemain le condamne.»
Le RSA.
«J'ai été marqué par les dernières propositions concernant l'idée que les bénéficiaires devraient au moins travailler cinq heures par semaine pour percevoir leurs prestations. Dans RSA, on a presque oublié la dimension d'insertion et on en a fait souvent un revenu. Ce n'est pas une mauvaise idée que de demander une contribution en échange de ce revenu versé mais il faut que cela se fasse en douceur, penser à une concertation et poser un diagnostic. Il y a aussi des questions à se poser. Quelles activités proposerait-on? De quel encadrement disposerait-on? Je reste persuadé que le RSA est un vrai tremplin pour beaucoup de personnes. Si demain, on décidait de le supprimer, la misère serait encore plus importante.»
La Grèce.
«Ce qui arrive en Grèce nous fait prendre conscience que cela peut arriver dans d'autres pays européens comme l'Espagne par exemple. On ne peut être insensible aux personnes dont les revenus baissent ou qui perdent leurs emplois. La Grèce peut être une poudrière, une porte ouverte sur une violence sociale. Cela implique que les États européens et notamment la France se projette dans l'avenir, que notre gestion budgétaire soit rigoureuse, etc. Je suis un partisan de l'Europe. Je ne peut pas croire à un pays affaibli qui serait lâché par les autres. L'Europe doitfaire bloc et ne pas tomber dans les travers de ces derniers temps où des présidents ainsi queS la chancelière allemande ont un peu oublié cette notion de solidarité.»
président de la Jeune Chambre Economique d'Arras parcours Né le 7 juin 1971 Conseiller en insertion professionnelle et sociale à la mission locale Pays d'Artois. Référent service civique et mobilité internationale sur le Pays d'Artois