Un mois vu par Bertrand Raquet

Un mois vu par Bertrand Raquet

Directeur Insa Toulouse (Institut National des Sciences Appliquées) Parcours Né le 23 octobre 1969 Professeur physicien diplômé de l'Insa Toulouse. Après obtention de sa thèse et deux ans de travaux en Floride, il a fait sa carrière à l'INSA en tant qu'enseignant chercheur puis directeur de la recherche et de la valorisation. Il dirige l'institut depuis 2015.

L




a fusion des régions.

« Cette nouvelle organisation ouvrira des espaces de collaboration supplémentaires, ce qui est très positif pour notre école. Nous développons par exemple une collaboration très forte avec l'université de Perpignan sur le plan des économies renouvelables. Nous attendons la validation de ce nouveau modèle d'enseignement sur cinq ans mais il est fort probable qu'à partir de septembre 2016 ce nouveau cursus dédié aux économies renouvelables soit proposé à nos étudiants avec les deux premières années à l'Insa Toulouse et la continuité à Perpignan. Nos enseignements sont traditionnellement disciplinaires mais nous nous efforçons de proposer des parcours par secteur d'activité de façon à répondre au marché. »












Emmanuel Macron veut favoriser l'innovation.

«

C'est essentiel. L'Insa est une boîte à idées. L'innovation est intrinsèque à notre ADN. Nous consacrons 40 % de notre budget à la recherche. Nous mutualisons nos moyens avec les autres forces locales comme par exemple l'INRA et le CNRS pour le domaine des biotechnologies. À nous d'accompagner les étudiants dans leur projet entrepreneurial, à concrétiser leurs idées pour les transformer en entreprise. Nous avons développé une cellule de soutien à l'innovation et à l'entrepreunariat. Jusqu'à maintenant, nous recensions deux entrepreneurs par an mais cette année nous sommes passés à 15 projets. »




La COP 21 met en avant les initiatives liées au développement durable.

« En tant que chercheurs, c'est en créant des interfaces entre nos différentes disciplines que nous allons apporter des solutions dans ce sens. On a commencé à s'emparer de cette thématique en faisant travailler ensemble le génie et procédés et le génie civil. Nous avons aussi une prise de conscience au sein de l'établissement. Il nous faudrait 12 millions d'euros pour afficher une consommation exemplaire dans nos bâtiments. Par manque de moyens, nous agissons pogressivement. Nos étudiants sont sensibles à cette approche mais restent pragmatiques : ils vont là où il y a du travail. »



Propos recueillis par Juliette Jaulerry