Un mois vu par Aurelie Demeulemeester

Un mois vu par Aurelie Demeulemeester

Présidente Jeune Chambre économique Toulon et sa région. Parcours Née en 1979 à La Haye Diplômée Master Information et communication, Université Paris Est. 2013 : Création de « Le Goût des hôtes », agence conseil en communication, spécialisée tourisme.





Le patron américain Dan Price baisse son salaire pour augmenter ses salariés.

« Il s'agit d'une grande première et peu importe s'il recherchait du buzz ou quoi que ce soit d'autre. Cette démarche montre qu'une nouvelle forme d'entrepreneuriat est possible. D'autant que ce patron dirige une start-up très classique de 120 salariés. C'est après avoir lu un article sur des recherches menées par les économistes Angus Deaton Princeton et Daniel Kahneman que Dan Price a décidé de baisser son salaire de 1 M de dollars annuel à 70.000 dollars et d'augmenter tous ses salariés pour qu'ils soient au même niveau que lui. Il a souhaité que ses salariés puissent ainsi accéder au bonheur puisque les recherches des deux économistes disent qu'il existe un véritable seuil psychologique pour le bonheur, et que celui-ci se situe à 70.000 dollars. Pour moi, ce geste induit un réel esprit d'équipe, il est synonyme d'une réelle reconnaissance du travail et témoigne d'une grande confiance placée dans les salariés. Ce geste est porteur de beaucoup d'espoirs en termes de justice sociale, d'une société plus égalitaire... J'attends désormais avec impatience qu'un premier chef d'entreprise français suive cet exemple ».




La loi contre le gaspillage alimentaire.

« Un amendement permet désormais aux supermarchés de céder leurs invendus à des associations. Il légalise la démarche et l'encourage. C'est un premier pas ! Aujourd'hui, on recense 10 milliards de tonnes de déchets alimentaires par an en France dont 1 milliard représente des déchets consommables. C'est énorme quand on sait que des gens n'ont pas de quoi se nourrir. Nous produisons beaucoup trop et beaucoup de choses se perdent... Il faudrait d'avantage d'initiatives comme celle-ci pour limiter cette fausse consommation car il n'y a aucun sens à consommer pour jeter ! À la jeune chambre économique, nous travaillons d'ailleurs sur l'économie circulaire, qui vise à repenser les modes de production et de consommation, qui favorise les circuits courts, l'économie locale ».




Les naufrages de migrants en Méditerranée.

« J'ai du mal à percevoir des solutions concrètes et rapides pour mettre fin à ces tragédies. Je me sens désarmée. En Europe, nous avons la chance d'être dans une région en paix et ces événements nous rappellent que cette paix est très fragile et précieuse ».