Un mois vu par Alain Comba

Un mois vu par Alain Comba

Profil et parcours : Membre du bureau de l’Union départementale des Bouches-du-Rhône de Force Ouvrière (secteur action syndicale). Directeur de la publication de "Midi FO", organe officiel de l’Union départementale. Membre du collectif "Mon entreprise, ma ville", qui réunit l’UPE 13, la CGPME 13, l’UPA, l’UNAPL, FO, la CFTC et la CGC.

L’après élections présidentielles dans un contexte de crise.
«Comment les nouveaux locataires de l’Élysée vont-ils mettre en œuvre leurs promesses tout en prenant en compte les réalités économiques ? Nous avons déjà vu leurs limites avec le "coup de pouce" sur le Smic et le départ à la retraite à 60 ans. Je suis inquiet. J’appelle à la défense des amortisseurs sociaux, à la prise en compte de la protection sociale collective et au maintien des services publics ».




Le combat pour la métropole.
« Il est invraisemblable qu’une entreprise basée à Aubagne, qui cherche à s’agrandir afin de créer de l’activité et de l’emploi, ne parvienne pas à obtenir un terrain, pour la seule raison qu’elle est située sur deux intercommunalités différentes. Les élus locaux ne veulent pas de la Métropole. Ils lui préfèrent la création d’un pôle métropolitain. Nous leur disons : "chiche!". Si cela leur permet d’être enfin efficaces, alors, allons-y ! Dans le cas contraire, le territoire en paiera le prix fort ». Les élections professionnelles au port de Marseille et les relations avec la CGT. « Nous sommes parvenus à faire annuler les élections professionnelles du Grand port maritime de Marseille par le Tribunal d’instance. Nous estimions en effet que la direction avait favorisé le syndicat quasi exclusif du port, la CGT, et que, de fait, les élections s’étaient déroulées dans des conditions partiales. Aujourd’hui, nos relations avec la CGT sont inexistantes. C’est dommage, car nous estimons pouvoir être adversaires sans pour autant être ennemis. Mais nous ne cautionnons ni l’agressivité ni la violence. Chacun a le droit de militer pour l’organisation syndicale de son choix sans être discriminé par son employeur ou par le syndicat majoritaire. Nous ne pourrons plus supporter longtemps cette volonté hégémonique de la CGT ».




L’Olympique de Marseille.
« Je suis désespéré par cette image de charlots qui est donnée, alors que ce club pourrait être un élément fédérateur dans la ville. À quoi bon avoir un nouveau Stade Vélodrome fantastique si c’est pour redescendre en deuxième division ? Mais bon, on ne va pas monter un collectif pour ça…»