Un homme, une voie

Un homme, une voie

La mort de Steve Jobs a laissé libre cours à un déluge de commentaires (trop) laudateurs. Le créateur d'Apple n'était pas un dieu, mais certainement un entrepreneur hors normes. Depuis les premiers bricolages d'ordinateurs dans un garage avec Steve Wozniak, il a fait d'Apple une marque iconique et la première capitalisation boursière mondiale. Sens du détail et du client, ergonomie des produits, anticipation technologique, il a toujours su créer le produit d'avance. Dur en interne, Steve Jobs a montré un sens de la communication hors pair à l'extérieur. Il n'a pas changé le monde, mais révolutionné le quotidien de millions de gens. Steve Jobs était de ces leaders qui croient à l'impossible et qui y parviennent, démontrant que le sens de l'histoire est une fadaise. Car en entreprise un dirigeant peut faire basculer les choses du bon côté ou non. Autant de héros ordinaires qui entraînent leurs équipes vers l'avenir, tendus entre le succès ou le chaos. Si la volonté d'un seul peut faire bouger les choses, l'époque n'est plus dans l'attente passive d'un homme providentiel. Les gens sont prêts à suivre quelqu'un, à condition d'avoir confiance. Entouré, communiquant, respectueux des autres et des valeurs de base, un manager doit faire valider sa vision. Souligner le rôle capital des leaders, n'exclut pas celui de ceux qui permettent à l'idée de s'incarner, de se développer. Sans l'impulsion initiale, rien ne se fait, mais sans équipe pour démultiplier l'effort, rien n'avance. Un héros seul n'est qu'un prophète inutile ou une erreur de casting. Et ce qui est vrai pour nos entreprises l'est aussi pour la France et pour l'Europe. @email NOUS par Vincent Combeuil
Directeur des rédactions