Bruno Martinier
, dirigeant de 19cent48
Vous étiez avant-gardiste lorsque vous avez créé en 2002 le concept des parcs acrobatiques urbains, les "Parcs City Aventure". Douze ans plus tard, vous cédez vos parts à votre associé Thierry Franc, et lancez, via votre société 19cent48, une nouvelle ligne de vêtements de montagne chics baptisée Skidress. Pourquoi un tel pari alors que le textile s'effondre ?
Il n'existe pas d'offre sur ce créneau du sport chic à la française, proposant un vrai design sur les vêtements. Nous notons un retour vers les valeurs des années 30, le retour du bleu-blanc-rouge, un certain sens de l'élégance. Les derniers chiffres de la saison d'hiver 2013-2014 sont bons, notre cible, les CSP +, ne sont pas touchés par la crise. Nos vêtements seront en vente en octobre.
Avec quelles entreprises coopérez-vous ?
Avec de nombreuses entreprises de la région ! Je travaille avec l'entreprise SMB à Lentilly qui fournit les bords côte ; la société Balas à Saint-Genis-Laval livrera des textiles techniques thermo-régulant conçu avec des bouteilles en plastique recyclé ; l'entreprise Cheyney Elastics dans la Loire, l'entreprise Neyret à Saint-Étienne pour les galons et AJ Biais à Saint-Étienne pour les finitions en bout de vêtement. Enfin je travaille avec HTCD, dans les Vosges, qui confectionne des tissus conçus avec de la céramique pour la confection des fuseaux. Les tissus sont pour moitié produits en France, pour moitié en Italie, mais l'assemblage lui est totalement effectué en Tunisie, tout simplement parce que cette expertise n'existe plus en France à ma connaissance.
L'export est-elle une étape incontournable ?
L'objectif est que Skidress aille au Japon l'année prochaine. Et il se trouve qu'un distributeur français basé à Shanghai en Chine m'a contacté pour distribuer ma ligne de vêtements, et qu'un distributeur japonais de passage à Lyon nous a rencontrés avec intérêt.
- TROIS QUESTIONS