UMIH : L'hôtellerie-restauration demande une règlementation claire
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UMIH : L'hôtellerie-restauration demande une règlementation claire

Tourisme Les professionnels de l'hôtellerie-restauration se disent frileux envers l'économie collaborative. L'UMIH tire la sonnette d'alarme.

Les hôteliers - restaurateurs bas-rhinois profitent de ce climat de rentrée politique pour se faire entendre. Roger Sengel, président de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (UMIH) 67 souhaite attirer l'attention sur les «dérives» de l'économie collaborative causées dans leur secteur. Avec une augmentation de l'offre d'hébergements «non marchands » en croissance de 1.400 % en 2 ans à Strasbourg, les professionnels de l'hôtellerie ont de quoi être inquiets. «De 250 logements proposés durant l'été 2014, l'hébergement chez les particuliers a atteint 3.500 offres » expose Roger Sengel. Ces offres s'ajoutent aux 10.000 chambres disponibles à Strasbourg dans le secteur marchand et le développement des plateformes de réservation en ligne entre particuliers bouscule le secteur. Si les professionnels reconnaissent que l'offre entre particuliers complète les services proposés dans l'hôtellerie traditionnelle, ceux-ci s'inquiètent « des conséquences de cette économie collaborative. Nous demandons que la location entre particuliers, soient soumis aux mêmes règlementations que les nôtres quant aux normes sécuritaires et sanitaires, au risque de subir une concurrence déloyale » estime Roger Sengel. À Strasbourg, les utilisateurs de la plateforme AirBnB sont soumis à la taxe de séjour collectée directement par le site qui la reverse à la Ville. La Municipalité devrait quant à elle bientôt lancer des contrôles pour vérifier que les logements sont bien loués à titre temporaire pour le tourisme et non pas pour remplacer une activité commerciale de long terme.




Quelle configuration pour le marché de Noël ?

L'UMIH évoque également les baisses de fréquentation enregistrées dans l'hôtellerie (-5 à -10 %) et la restauration (-15 à ? 20 %) lors du dernier marché de Noël de Strasbourg en raison des mesures prises pendant l'État d'urgence. Pour l'heure, la Municipalité entend maintenir l'édition 2016 avec un dispositif semblable à la précédente. « Alors que nous avions mené des discussions en concertation avec la Ville de Strasbourg et la Préfecture quant aux mesures à prendre cette année, les attentats de Nice sont venus tout remettre à plat. Nous allons reprendre les négociations » indique Roger Sengel.



L.D.

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