TTG : De la carte postale à l'impression tout support
# Industrie

TTG : De la carte postale à l'impression tout support

Le marché de la carte postale est en déclin. TTG, fabricant de cartes mentonnais réagit et se diversifie depuis cinq ans. Aujourd'hui, les cartes représentent environ la moitié de son CA, mais l'impression tout supports ne suffit pas pour freiner la baisse des facturations.

Finis les «Gros bisous du soleil» et autres «Pensées de la montagne», le business de la carte postale est en berne. L'Union des professionels de la carte postale se réunissait d'ailleurs en congrès à Lille, du 2 au 4 juin pour faire le point. De retour à Menton, Thomas Lançon, directeur de l'imprimerie TTG, positive : «il faut mettre en place une dynamique avec les éditeurs pour arrêter de dire que le marché va mal. Il faut savoir se remettre en question». Pour l'Azuréen, «il y a une stabilisation du marché depuis deux ans et un retour aux valeurs de l'écrit. La carte postale ne peut que redécoller!»




De 95 à moins de 60% du chiffre d'affaires

Une vision des plus optimiste pour l'entrepreneur qui est tout de même passé d'un rythme de 44milions de cartes imprimées en 2001 à 26 millions en 2009. Mais l'avantage de TTG, c'est qu'il n'est pas éditeur mais fabricant. Il détient 50% des parts de marché au niveau des éditeurs français, et en compte aussi dans les DOM-TOM, en Afrique ... Et quand les éditeurs baissent les commandes, le fabricant mentonais se tourne vers d'autres secteurs d'activité. «Nous nous sommes diversifiés depuis environ cinq ans. Nous travaillons avec des collectivités, entreprises, offices de tourisme... à qui nous proposons de l'impression tout supports», note le trentenaire. «Nous sommes devenus une vraie imprimerie de labeur.» Résultat, si la carte postale représentait 95% du CA de la SARL il y a un peu moins de dix ans, la proportion est passée à 50 ou 60%. Une transition qui a un coût. La société a investi 400.000€ sur ces quatre dernières années pour s'adapter. Une enveloppe qui ne comprend pas les efforts de TTG pour obtenir la marque Imprim'Vert des démarches qui ont coûté 10.000€.




Un chiffre d'affaires divisé par deux en 10ans

Malgré ces efforts, l'imprimeur ne peut contrer la baisse de son chiffre d'affaires, constante depuis 10ans. Le top des facturations a été enregistré en 2000. Le CA était alors de 4M€, le résultat net de 300.000€. Des chiffres divisés par deux en une décenie, puisqu'en 2009 le CA était de 2M€, le RN de 150.000€. «Le point positif, c'est que la part du résultat net par rapport au chiffre d'affaires reste fixe», philosophe Thomas Lançon, qui rachète actuellement TTG à son père Jean-Paul, qui a fondé l'entreprise en 1976. Conséquence de cette dégringolade, l'emploi a lui aussi baissé dans les ateliers, passant de 18 salariés en 2000 à 11 aujourd'hui. Une baisse due à l'intéraction de deux phénomènes : «l'automatisation et la baisse des volumes». Pourtant le jeune dirigeant insiste, «mon objectif, c'est d'alimenter les presses, et de faire travailler les Mentonais».

# Industrie