C'est un cap de franchi pour Triballat. À l'international, l'industriel de Noyal (marques Sojasun, Vrai, Petit Billy...) réalise déjà 21M€ de chiffre d'affaires (12% du global) grâce à des bureaux commerciaux en Italie ou en Espagne. Mais en décembre dernier, Olivier Clanchin est allé plus loin. Le président de Triballat a en effet signé l'acquisition de son premier outil de production à l'étranger. Integralimenti, à Forli près de Bologne, vient ainsi de rejoindre le groupe breton. «C'est un tout petit outil dans l'activité soja, une entreprise développée par un couple Fred et Enrica», décrit le dirigeant. Integralimenti emploie aujourd'hui six salariés pour un chiffre d'affaires de 500 K€. Sa production: du tofu cuisiné et du seitan (base de blé). Au début des années 90, le couple d'Italiens a développé son business autour du tofu avec beaucoup de passion mais sans l'ambition de devenir de grands gestionnaires. La rencontre avec Triballat dans les linéaires et les salons leur a donné l'idée de s'associer. «L'Italie est notre deuxième marché après la France et le premier producteur de soja en Europe, indique Olivier Clanchin. Cela conforte notre implication, c'est une suite logique». Un pied de l'autre côté des Alpes qui permet à Triballat de s'ouvrir d'autres horizons. «Car l'Italie a la capacité de s'ouvrir à l'Est», confie le président. Et ce dernier de voir dans cette association une «interaction» entre Triballat et Integralimenti.
Explosion du bio
Plus globalement, Triballat, qui clôture son exercice fin mars, devrait enregistrer une «tendance légèrement positive, note son président. Malgré les fortes fluctuations des matières premières et des tendances de consommation qui bougent, on arrive à sortir notre épingle du jeu». Un résultat dû en partie au bio, où «on est sur des progressions à deux chiffres».
Depuis Noyal-sur-Vilaine, le spécialiste du soja vient de faire l'acquisition de son premier outil de production à l'étranger. Un "petit" rachat en Italie pour de grandes ambitions à l'international.