Triballat-BTCI : Leur fontaine à yaourt veut convaincre
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Triballat-BTCI : Leur fontaine à yaourt veut convaincre

Innovation Depuis la rentrée, les magasins Biocoop de Rennes, Lorient et LeMans proposent à la vente du yaourt en vrac. Le concept pourrait se généraliser.

La "Yaourterie"? Installée depuis le 14septembre dans trois magasins du réseau Biocoop (Rennes, Lorient et LeMans) pour une phase de test de six mois, cette fontaine à yaourt permet de distribuer du yaourt en libre-service. Visant à réduire les emballages, elle permet d'acheter du yaourt au kilo. «On paye un récipient réutilisable et son couvercle 50 centimes, et le yaourt est ensuite vendu 3,50€ du kilo (3,28€ pour les adhérents du réseau Biocoop)», explique Mikaël Corroler, responsable de la Biocoop Les 7 épis à Lorient.




Triple enjeu

Née d'un partenariat entre BTCI (à Goven) et Triballat-Noyal, «la Yaourterie doit répondre à un triple enjeu: distribuer des produits frais de type yaourt en vrac dans des conditions sanitaires irréprochables, en supprimant l'emballage et en consommant le minium d'énergie par rapport aux meubles classiques de production de froid.» Le projet aura mis deux ans à voir le jour. «Nous avions une grosse machine que nous transportions sur les salons. Elle nous permettait de faire goûter nos produits. C'est en partant de celle-ci que nous avons eu l'idée d'en développer une à destination de la vente en vrac. La machine nous a été présentée en avril dernier», explique Anne-Marie Fauvel, responsable commerciale du réseau bio chez Triballat-Noyal. Sous ses faux airs de distributeur de soda, la Yaourterie distribue deux produits bio: un yaourt brassé nature de la marque Tante Hélène et une spécialité au soja nature de la marque Sojade. C'est à l'intérieur de la machine que se trouve l'innovation: deux poches de 10kg, créées spécialement pour contenir du yaourt, qui une fois ouvertes doivent être consommées dans les trois jours. Une fois le passage en caisse, le yaourt doit lui être consommé dans les 5 jours. «On a volontairement mis des dates limites de consommation courte par précaution», indique Maëlle Kervadec, responsable du rayon frais à la Biocoop de Lorient.




Ajustements techniques

Les premiers retours sont bons. «On vise une clientèle qui adhère au principe de réduction des déchets. Néanmoins, on doit améliorer la pédagogie concernant l'utilisation de la machine», nuance Anne-Marie Fauvel. Il faudra sûrement procéder à des ajustements techniques aussi. La période de test prendra fin en mars, le temps de faire remonter les impressions des consommateurs et des magasins tests. Et si les résultats sont concluants, d'autres Yaourteries pourraient faire leur apparition dans les magasins Biocoop.

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