Transport par câble : Solution séduisante pour la Région
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Transport par câble : Solution séduisante pour la Région

La Région étudie la mise en place de transports collectifs par câble en zone urbaine.

«C'est une idée de fous!» François Brottes, président de la communauté de communes du Grésivaudan (Isère), a entendu cette remarque plus d'une fois depuis qu'il expose son idée d'installer un transport par câble dans la vallée pour rejoindre Crolles à Brignoud. Il y a pourtant besoin, selon lui, de solutions innovantes pour réduire le trafic routier tout en franchissant des obstacles tels qu'une forte pente, un fleuve, une voie ferrée, une autoroute,etc. «Il y a un fort frein psychologique à l'installation du transport par câble aérien en milieu urbain», constate l'élu isérois. C'est une remarque qui a été souvent entendue lors du colloque sur le transport par câble organisé début novembre dans l'agglomération grenobloise par la Région Rhône-Alpes et le Groupement des autorités responsables de transport (Gart). Le grand public a une image de tourisme et de montagne associée à ce mode de transport. Mais la Région voudrait faire évoluer cette vision. Bernard Soulage, premier vice-président de la Région Rhône-Alpes délégué aux transports, déplacements et infrastructures, relève même plusieurs projets phares en Rhône-Alpes. En plus de la liaison Crolles-Brignoud, il y a des études pour relier la gare de Givors à son plateau (Rhône), la gare de Magland à Flaine (Savoie), la ville de Gières à la station de Chamrousse (Isère),etc.




Cinq fois moins cher que le tramway

«Il faut être prudent sur les coûts, avoue Bernard Soulage, mais on estime que le transport par câble en milieu urbain coûte 5M€ par kilomètre en moyenne, soit cinq fois moins que ce que coûte l'installation d'un tramway, hors foncier.» Philippe Peyroux, président de la commission innovation du Gart, estime qu'«il n'y a pas de réel inconvénient» au transport par câble en milieu urbain et balaie d'un revers de la main ceux qui pourraient être soulevés. «Le survol des habitations? C'est une gêne que l'on peut éviter. La perte d'objet? Ça peut arriver... Le vertige? Il est inexistant en mouvement. Les gens sont plus assis que debout, c'est non bruyant, c'est non polluant car électrique, c'est moins cher que les autres solutions de transport en commun en termes d'infrastructure, d'entretien, d'impact écologique... Il n'y a que des avantages. Mais il faut vaincre les résistances aux changements...» La Région doit maintenant prendre des décisions d'ici à 2011 pour bénéficier des crédits européens. Mais Bernard Soulage assure que dès qu'une décision est prise «le déploiement est très rapide. C'est d'ailleurs un marché qui explose. On le doit notamment aux entreprises françaises».




- www.gart.org

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