Le député girondin Gilles Savary l'affirmait dans nos colonnes début janvier : « RFF a préparé un contre-projet pour la ligne Bordeaux-Toulouse. Alors que le GPSO (Grand projet du Sud-Ouest, ndlr) est évalué à 9 milliards d'euros, RFF a préparé un contre-projet à 2 milliards d'euros qu'il est interdit d'évoquer. Ce projet, de très haut standard, prévoit une rénovation de la voie classique vers Toulouse et l'Espagne ». Interrogé par le Journal des entreprises, André Bayle, chef de mission GPSO, conteste cette information. « SNCF Réseau (ex-RFF, ndlr) n'a pas de plan caché. La modernisation est une hypothèse qui a déjà été étudiée. Mais la ligne actuelle contient 140 courbes où une vitesse rapide est impossible et 130 passages à niveau, et traverse 20 secteurs agglomérés. La possibilité d'une modernisation n'est pas réaliste ».
Réponse aux inquiétudes des viticulteurs
André Bayle répond également aux inquiétudes des viticulteurs du Sauternais en assurant que la future LGV Bordeaux-Toulouse « ne modifiera en rien le régime des eaux du Cirons et de la climatologie de la forêt ». Le projet actuel a fait l'objet de trois enquêtes publiques qui sont désormais clôturées. La déclaration d'intérêt public doit intervenir au maximum 18 mois après cette étape, soit en juin 2016 au plus tard.
Selon André Bayle, chef de mission GPSO (Grand projet du Sud-Ouest), la possibilité d'une modernisation de la ligne ferroviaire Bordeaux-Toulouse « n'est pas réaliste ».