«Alors que les deux régions normandes ont eu un beau printemps, le décalage est flagrant au mois de juillet entre la satisfaction des professionnels bas-normands et la déception des hauts-normands», déclare Jean-Louis Laville, directeur du Comité régional de tourisme (CRT). De fait, le 65e anniversaire du débarquement allié en Normandie et la venue du président Obama semblent avoir fortement favorisé le tourisme en Basse-Normandie: «La couverture presse a été très forte et cela a donné envie aux gens de venir ou revenir en Basse-Normandie».
L'effet Armada
Sans l'Armada, la Haute-Normandie a vécu une situation inverse avec une fréquentation à la baisse par rapport à 2008: «Un événement comme L'Armada crée du plus et consolide l'image d'une région, il est donc normal que la fréquentation s'en ressente lorsque l'événement n'a pas lieu». DE plus, en ce qui concerne la Haute-Normandie, la météo capricieuse, semble avoir eu un effet négatif sur l'activité touristique. Autres constatations pour juillet sur les deux régions, selon une étude du CRT menée auprès des professionnels, la tendance au raccourcissement des séjours s'amplifie. Les professionnels constatent également une baisse des dépenses, avec des touristes très attentifs aux prix.
Des Britanniques en retrait
Conséquence directe de la crise qui affecte fortement l'Angleterre, la clientèle britannique marque un net recul de fréquentation. À l'inverse, l'étude révèle une forte poussée des Belges et des Hollandais. «Nous avons fortement investi depuis trois ans sur ces marchés en terme de campagnes publicitaires, de promotion, d'accueil des journalistes. De plus, l'A28 permet un accès rapide à la Normandie pour les touristes en provenance des Flandres. La Normandie est devenue une destination de courts séjours pour les Belges», explique Jean-Louis Laville. Des effets qui, selon les professionnels, compensent en partie les défections britanniques. Deux clientèles cependant très différentes précise le directeur du CRT: «Le Belge est gourmand et ne fait pas de tourisme de plein air. Il privilégie la découverte. Les Britanniques eux, connaissent très bien la Normandie, ils font les marchés, s'installent en résidences secondaires». Quant au mois d'août, les professionnels sont optimistes, malgré du retard dans les réservations. Près de la moitié des professionnels émettent une opinion positive sur le déroulement du mois.
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Mois de juillet en demi-teinte pour la Normandie, avec une région Basse-Normandie qui profite de l'effet Obama et une région Haute-Normandie en recul face à 2008 sans l'effet Armada.