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Tourisme d'affaires : la Nouvelle-Aquitaine reste une destination privilégiée mais n'échappe pas à la crise
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Tourisme d'affaires : la Nouvelle-Aquitaine reste une destination privilégiée mais n'échappe pas à la crise

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Après un essor extraordinaire du tourisme d’affaires depuis 2019 (+ 45 %), la Nouvelle-Aquitaine enregistre une baisse d’activité du secteur en 2025 comparé à 2024. Christelle Chassagne, présidente du Comité régional du tourisme de Nouvelle-Aquitaine (CRT), l’explique et se dit confiante pour 2026.

Christelle Chassagne, présidente du Comité régional du tourisme de Nouvelle-Aquitaine — Photo : CRT NA

La part du tourisme d’affaires a chuté de 33 % à 27 % entre 2025 et 2024 en Nouvelle-Aquitaine, selon les chiffres compilés par le Comité régional du tourisme (CRT), ainsi que sa valeur absolue. La région n’échappe pas au contexte économique défavorable. Mais ce chiffre est à remettre en perspectives. D’abord, la région conserve une position "privilégiée" estime Christelle Chassagne, la présidente du CRT, en enregistrant sur l’année 48,4 millions de nuitées pour l’ensemble des catégories touristiques. "La Nouvelle-Aquitaine est la destination préférée des Français." Ensuite parce que le tourisme d’affaires a littéralement bondi depuis 2019 — avant Covid donc — de 45 % des indicateurs généraux. "C’est énorme, c’est + 73 % de nuitées et + 2 % de dépenses par jour et par personne. Nous ne pouvions pas connaître une telle croissance sans une stabilisation. Donc on ne s’en sort pas si mal", analyse la présidente.

"Un touriste d'affaires dépense quatre fois plus qu'un touriste de loisirs"

En 2025, la région a ainsi accueilli tout de même 2 millions de congressistes, qui ont dépensé 1,24 milliard d’euros. "Un touriste d’affaires dépense quatre fois plus qu’un touriste de loisirs", rappelle la présidente. Les acteurs ont compris cet enjeu d'attractivité, d'autant que 69% de ces touristes reviennent. Ce succès, le territoire le doit à sa diversité "extraordinaire" (mer, montagne, campagne, fleuve, patrimoine, oenotourisme, sport...), sa desserte aéroportuaire et ferroviaire, ses 30 salles des congrès. Et donc, en filigrane, un maillage d'offres complémentaires sur l'ensemble du territoire, quand le tourisme de loisirs est davantage concentré.

Un maillage du territoire

Si Bordeaux demeure la locomotive (28 % des séjours professionnels) elle l’est moins qu’en 2019 (-9 points), au profit des Landes, des Deux-Sèvres, de la Haute-Vienne qui connaissent un bel engouement à la faveur "du slow tourisme" et du tourisme de proximité qui bénéficie de la baisse des budgets. En revanche, Limoges et Poitiers ont été clairement boudés en 2025, quand la Dordogne et le Pays basque ont été préférés. "C’est aussi une histoire de tendances" reconnaît Christelle Chassagne.

Pour 2026, "les voyants sont au vert même si on ne peut présager de rien", prévient la présidente du CRT qui s'attend à perdre de la clientèle internationale, notamment du Moyen-Orient. Un moindre mal puisque la clientèle professionnelle étrangère ne pèse plus que 5 % dans la région. Pour l'heure les signaux positifs viennent des pré-réservations encourageantes, des bons retours des opérateurs et des deux grands rendez-vous qui se profilent : Destination vignoble à Cognac, un événement international, et Rendez-vous en France qui se tiendra pour la première fois à Bordeaux en 2027.

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