Toulouse : L'Hippodrome de la Cépière vise les entreprises
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Toulouse : L'Hippodrome de la Cépière vise les entreprises

L'Hippodrome de la Cépière à Toulouse appuie son développement sur un complément d'activité tourné vers les entreprises, tout en visant un élargissement de son offre autour du cheval.

30.000 spectateurs aux Sept Deniers ! Non, nous ne parlons pas rugby mais hippisme ... et c'était en 1765 ! Toulouse a donc une tradition de courses de chevaux même si, de nos jours, elle ne saute pas aux yeux. En effet, les 34 hectares de verdure en lisière de périphérique de l'hippodrome de la Cépière ne laissent pas facilement apercevoir l'activité au cours de l'année !

Une présence historique à Toulouse
C'est la Société Sportive des Courses de Toulouse, fondée le 25 avril 1856 (aujourd'hui association loi 1901), qui assume depuis 1960 sous sa forme actuelle, la gestion et le développement de l'activité. A sa tête, un président, Francis Montauban. « Nous dépendons de deux sociétés mère, indique ce dernier, la Société d'encouragement du cheval français et France Galop, et notre activité a la particularité d'être encadrée par trois ministères, Agriculture, Budget et Intérieur ». « Au début, dès 1856 à la Cépière, l'hippodrome était un simple champ avec une tribune en bois » sourit-il tout en précisant que c'est seulement depuis 1970 que les installations, qui appartiennent à la Ville de Toulouse, sont dans leur configuration actuelle. «Nous sommes liés à la Ville par une convention, complète Francis Montauban, que nous venons de renouveler jusqu'en décembre 2044 ». La Mairie touche un loyer annuel de 40.000 € complété d'une part variable sur le CA plafonnée à 10.000 € à laquelle s'ajoute un reversement de Bercy d'1 % sur les paris.

Le coeur de métier de cette véritable entreprise est de produire des spectacles de courses de chevaux : hors juillet/août, annuellement, 50 réunions et 380 courses sont organisées avec leur lot de paris gérés par le PMU. C'est là que se trouve la première source de revenus de l'Hippodrome, un pourcentage sur les enjeux. « Nous percevons, en une seule fois, une part sur ces paris, précise Francis Montauban, qui selon les années tourne entre 1,2 et 1,5 millions d'euros », un montant tributaire du nombre de partants dans les courses : plus il est élevé plus il y a d'enjeux. « Or depuis 2008, regrette le président, en raison de la crise économique nous souffrons d'un manque de partants même si une légère reprise se fait sentir depuis quelques mois ».

Le développement par la diversification
Sans compter les nombreux bénévoles et vacataires embauchés le jour des courses, il faut du monde pour faire tourner ce manège : 14 salariés dont 4 dans le secteur administratif et 10 à l'entretien du site, qui représente une charge importante : 150.000 € ont ainsi été nécessaires pour rénover la piste d'obstacles et 80.000 pour la mise aux normes handicapés. « De ce fait, nous avons eu besoin de créer un secteur lucratif », explique Francis Montauban ; il s'appuie sur une offre évènementielle proposée aux entreprises qui va des classiques séminaires dans ses espaces de réception (3 salles, un restaurant panoramique) à l'organisation d'originales courses privées en sulky ! Outre le loyer annuel du restaurant qui est concédé (18.000 €), cette activité a généré 240.000 € de CA en 2014 et 250.000 € en 2015.

Mais Francis Montauban souhaite passer à la vitesse supérieure en la matière : « Nous projetons en 2016 des travaux sur la connectivité des lieux ainsi que la rénovation du Salon Diane et je souhaiterais créer au centre de l'hippodrome (la partie en herbe à l'intérieur du tracé de la piste ndlr) des carrières afin de pouvoir organiser des concours de saut d'obstacles ». Il s'agit d'une activité très valorisante en termes d'image « qui attire beaucoup les jeunes et plus particulièrement les filles ». Enfin, « il y a un projet qui me tiendrait à coeur, souffle le président qui arrive au terme de son premier mandat fin mai 2016, c'est la rénovation du centre d'entrainement. Il y a 40 ans, il y avait 350 chevaux contre 20 aujourd'hui ! Nous avons les structures mais elles ont besoin d'être rénovées pour arriver à 150 box ». Une façon de générer de l'activité sur le site tout au long de l'année en complément des courses.

Hippodrome de Toulouse
Président : Francis Montauban
14 salariés
CA : 1,75 M€
www.hippodrome- toulouse.com

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