Titre restaurant : Un petit bout de papier très apprécié

Titre restaurant : Un petit bout de papier très apprécié

Quarante ans après sa création, il est l'incontournable de la pause déjeuner. Le titre restaurant, comme les congés payés, est synonyme d'acquis social pour les salariés.

On associe rarement les titres restaurant à Georges Pompidou. C'est pourtant au premier ministre de l'époque, que les Français les doivent. Convaincu de la nécessité d'un système de prise en charge de la restauration salariale, il dote ce titre de paiement d'un cadre législatif le 27septembre 1967. Plus de 40 ans après, le marché connaît une croissance continue. Selon les chiffres de la Commission nationale des titres restaurant (CNTR), qui supervise le dispositif, le nombre de tickets en circulation dépasse les 654millions en 2008 (contre environ 170millions au début des années 80) pour un montant de 4,5Md€. Aujourd'hui, ce sont 2,8millions de salariés qui en utilisent ainsi au quotidien. Répondant au besoin social actuel, le petit bout de papier émis par plusieurs sociétés (Accor, Chèque déjeuner, Natixis, Sodexo) a doncla cote.




Aide directe de l'employeur

Toute entreprise, non dotée de structure de restauration, peut attribuer à ses employés des titres restaurant (un titre par personne et par jour de travail). Ceux-ci sont financés par une contribution de l'employeur et une participation du salarié. Concernant les conditions d'utilisation, une charte signée le 1er mars 2010 entre la CNTR et les GMS alimentaires les a reprécisées. Les titres restaurant nominatifs ne sont désormais acceptés que pour l'achat «des préparations alimentaires immédiatement consommables et permettant une alimentation variée». Avec un seul bon (voire deux tolérés) autorisé par passage en caisse. Comme auparavant, la monnaie ne peut être rendue pour un paiement exclusif en titre restaurant.