Timac / Aquassys : Voir la vie plus verte
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Timac / Aquassys : Voir la vie plus verte

Vendredi 2 avril, une trentaine de professionnels membres de l'Union des Entreprises 35 a assisté à la réunion de la commission Développement Durable dans les locaux de la Timac à Saint-Malo.

Chefs d'entreprises, consultants, directeurs des ressources humaines et responsables du développement durable ont ainsi pu échanger les points de vue autour de deux expériences : celle de la Timac (groupe Roullier) et celle de la société Aquassys, à Dol-de-Bretagne. Spécialisée dans le forage et le pompage, Aquassys a attiré l'attention des participants sur la dérive récente provoquée dans le milieu du forage par le crédit d'impôt sur la géothermie. «N'importe qui peut acheter n'importe quoi sur le marché et se déclarer foreur. Or une sonde géothermique mal faite c'est une véritable gouttière à pollution», a expliqué Jean-François Gobichon, directeur de l'entreprise. Plongeant à 40, 70 ou parfois 100 mètres, les sondes géothermiques ne sont actuellement encadrées par aucun texte de loi.




Préserver l'eau pure

Chez Aquassys, on pratique l'obturation béton par injection pour colmater les arrivées d'eau polluées et éviter ainsi la contamination de l'eau pure puisée en profondeur. Membre d'une commission sonde géothermique Afnor mise en place en janvier 2008, Jean-François Gobichon se bat pour qu'une norme label NFX 10.970 soit applicable d'ici à 2011. Et peste. «Entre la vitesse de l'État et celle du marché, nous sommes à des années lumières. Le gouvernement est en train de financer le déclin durable de nos eaux souterraines». Des exemples de forages pirates qui ont contaminé les nappes phréatiques, le directeur d'Aquassys en a à la pelle. Lui réclame davantage d'encadrement, et la mise en place de sanctions pour les pollueurs. Après le coup de gueule d'Aquassys, l'exposé de la Timac tenait plus de l'opération de communication. L'entreprise a profité de la réunion pour présenter son cinquième document relatant son engagement dans le développement durable depuis 1999. Autour de quatre axes (récupération et traitement des eaux pluviales, gestion des déchets, optimisation de l'utilisation de l'énergie et un procédé exclusif visant à laver les gaz malodorants générés par l'usine), le président Bertrand Totel a décliné les actions de la Timac en matière d'environnement. «Toutes nos usines sont équipées de chaudière à bois et toutes vont l'être du procédé de lavage des gaz», a-t-il souligné. Cette carte verte, la Timac la met en avant régulièrement. Chaque année, des opérations portes ouvertes attirent près de 2.000 visiteurs.

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