Le site Therabel industries est implanté à La Seyne-sur-Mer depuis 1991. Il a toujours fonctionné bien en dessous de ses possibilités, mais, ces deux dernières années, il est régulièrement monté en puissance. D'ici à 2013, le groupe Therabel, laboratoire pharmaceutique indépendant franco-belge, espère ainsi multiplier par 4 les capacités de production de son usine seynoise.
Diminuer la part de la sous-traitance
«La direction du groupe faisait appel à bon nombre de sous-traitants pour la réalisation de certains produits. C'est pour retrouver sa totale indépendance qu'elle a décidé en 2007 de rapatrier progressivement une partie de ses productions à l'intérieur du groupe, et en l'occurrence sur le site de la Seyne-sur-Mer», explique Patrick Voyard, directeur. Ni agrandissement, ni campagne de recrutement de grande ampleur. Néanmoins, les effectifs ont tout de même été renforcés de 10 personnes et, en 2009, le site devrait compter 40 personnes. C'est d'ailleurs à cette occasion que l'usine a fait l'une de ses seules opérations de communication, avec un objectif précis: recruter. «Car, le reste du temps, notre entreprise n'est pas à la recherche de notoriété et n'a pas besoin de faire de publicité pour vendre ses produits», ajoute Patrick Voyard.
Conserver un esprit PME
Désormais, le groupe créera un peu plus de valeur en son sein, mais ce que Patrick Voyard souhaite avant tout conserver, ce sont «l'esprit PME et le côté familial» qui règnent au sein de l'usine de production. «Je considère que la force d'une entreprise réside dans ses hommes, dans leur motivation à venir travailler. Il est donc primordial de rechercher, certes la performance, mais aussi des conditions de travail agréables pour ses collaborateurs», confie Patrick Voyard. S'il est aujourd'hui question d'augmenter les capacités de production, cela ne se fera donc jamais au détriment de l'humain.
L'usine de production du laboratoire pharmaceutique Therabel, à La Seyne-sur-Mer, monte régulièrement en puissance depuis 2007. Mais, au-delà des investissements, son directeur, Patrick Voyard est soucieux d'y conserver un «esprit PME».