Thalasso : En attendant Concarneau...
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Thalasso : En attendant Concarneau...

Tourisme. Le quatrième centre de thalasso finistérien ouvrira dans quelques mois à Concarneau. Devant le peu d'informations qui filtrent sur le projet, les trois concurrents, à Bénodet, Douarnenez et Roscoff, attendent le nouveau venu plutôt sereinement.

Le Spa marin de Concarneau, annoncé pour mi 2013, ne cesse de grandir. Eiffage, qui construit le complexe immobilier vient d'annoncer une troisième tranche de 64 logements. Elle vient compléter les deux premières de 51 et 21 logements chacune. Voilà pour le côté immobilier. Côté spa, peu d'informations circulent sur le projet concarnois du groupe d'Anglet ( Pyrénées-Atlantiques) HMC. «On pense qu'ils vont sans doute faire l'équivalent du Val André», avance Ronan Quéinnec, directeur de la thalasso de Roscoff (40 salariés (dont hôtel); 3,5M€ de CA). Le Spa Marin du Val André a été ouvert par HMC dans les Côtes d'Armor, fin 2011. Il compte 54 appartements, mais également un hôtel de 95 chambres, qui surplombe le centre de remise en forme. Pour l'instant, à Concarneau, il ne semble pas prévu d'y ajouter un hôtel. «C'est pourtant ce que les gens cherchent. Ils viennent de moins en moins longtemps et veulent du confort», estime Steve Roquant, directeur de la thalasso de Douarnenez (1,7M€ de CA; 25 salariés). Face à l'arrivée de ce nouveau concurrent, les directeurs des trois thalassothérapies finistériennes sont donc dans l'attente. «Il faut voir quel sera leur projet. Surtout qu'ils communiquent en tant que spa marin plutôt que thalasso, note Ronan Quéinnec. Est-ce qu'il y aura un médecin sur place ou seront-ils axés uniquement sur du spa?»




Une extension à Bénodet






en 2013 /2014

La thalasso de Bénodet (60 salariés (dont hôtel); 3M€ de CA), la plus proche de Concarneau, a tout de même un investissement d'environ 700.000 € en route : un permis de construire pour un solarium et espace café de 350m² au-dessus de l'entrée a été déposé. «Cela nous permettra d'avoir une salle avec vue sur mer, explique Philippe Gomez, le directeur. Nous sommes situés sur le fronton de mer mais, à cause du dénivelé, on ne voit pas la mer depuis le bâtiment.» Les travaux sont prévus pour l'hiver 2013/2014 et seront financés par la famille Phélippeau (Relais Thalasso) qui détient l'établissement du Sud Finistère depuis 1997. À Douarnenez, l'arrivée de thermes à Concarneau ne va pas précipiter le projet d'hôtel dans l'ancien bâtiment du centre de rééducation. «La configuration des lieux complique les choses. C'est une vision à moyen terme», indique Steve Roquand. La Thalasso de Roscoff, elle, finira cet hiver un investissement d'environ 500.000 € sur trois ans. «Les cabines ont été entièrement refaites», donne en exemple le directeur. Ces deux thalassos ont le même propriétaire, la famille Diard, qui possède également la thalasso de Saint-Jean-de-Monts en Vendée, et, surtout, le nom de domaine, sur internet, «thalasso.com». «Ils avaient quelqu'un de très au faîte qui travaillait chez eux. Du coup, ils l'ont déposé en premier», raconte Steve Roquand. Concernant l'arrivée de HMC, les trois directeurs estiment que le nouvel acteur peut stimuler le marché, avec un effet curiosité, notamment de la part des locaux.






2012, année «bizarre»







«Concarneau va aussi ouvrir dans une période compliquée. 2012 est une année bizarre, pour ne pas dire mauvaise», souligne Ronan Quéinnec. «Le mois de juillet a été catastrophique. On compte sur la fin de saison», remarque Philippe Gomez. Steve Roquand a aussi remarqué un printemps avec peu de réservations. «Est-ce que c'est dû aux élections? Allez savoir!» «On a eu 10 à 15% de retard sur le démarrage», ajoute le directeur de Bénodet. Le marché de la thalasso est, quoi qu'il en soit, en pleine mutation, avec des clients de moins en moins à la recherche de cure et de plus en plus, de soins sur des périodes courtes, voire des demi-journées. «Chez nous, la clientèle s'est équilibrée. Un tiers de cure d'une semaine, un autre sur les courts séjours, le dernier sur la clientèle locale qui fait des journées ou demi-journée», détaille Steve Roquand. À Bénodet, Philippe Gomez aussi reçoit plus d'un tiers de clientèle finistérienne. «C'est un phénomène que je n'ai vu qu'ici», s'étonne celui qui est également président du syndicat France Thalasso. Chaque établissement ajuste sa stratégie selon ses observations. «Nous manquons de chiffres globaux, regrette Philippe Gomez. France Thalasso va donc mettre en place à la fin de l'année un audit extérieur, regroupant les chiffres de nos membres (35 thalassos sur la cinquantaine en France).» Objectif: mieux comprendre et anticiper les tendances du marché.

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