Tendriade : 20 ans à cuisiner la nou-veau-té !
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Tendriade : 20 ans à cuisiner la nou-veau-té !

Agroalimentaire L'abattoir de Châteaubourg fête cette année les 20 ans de sa marque. Vingt ans que Tendriade parle au consommateur de veau. Objectif pour l'entreprise : «recruter» de nouveaux consommateurs, comme les jeunes. Pour cela, place à la nouveauté.

«Nous essayons de diversifier l'offre en veau», résume Jean-Louis Arquier lorsqu'il parle de stratégie pour développer son entreprise, Tendriade. «L'objectif est de trouver pour l'entreprise les relais de croissance permettant de développer les ventes de viande brute», poursuit le DG de l'un des abattoirs de veaux les plus importants de France. Tendriade abat en effet 15% des veaux français, avec 200.000 bêtes par an. Créée dans les années 60 à Châteaubourg, l'ex-entreprise familiale Collet fusionne avec Tendriade (un autre abattoir rennais, filiale du groupe Lactalis) en 2000. Elle dispose aujourd'hui de deux sites : Châteaubourg, où sont abattus les veaux et fabriqués 80% des produits, et Saulce-sur-Rhône (26) où son travaillées et désossées les carcasses, pour des marchés dans le sud-est. Tendriade à Châteaubourg découpe et fabrique en effet des produits pour le nord et l'ouest de la France, produit frais oblige.




Des éleveurs en intégration

C'est en Bretagne aussi que sont élevées les bêtes, en intégration chez 180 éleveurs. «Nous constituons des lots de veaux que nous répartissons chez des éleveurs, explique Loïc Amprou, directeur élevage chez Tendriade. Ainsi, c'est nous qui prenons les risques financiers et l'éleveur n'est pas tributaire du cours de l'élevage». Dans cette optique de rémunérer la qualité de la viande, Tendriade et Carrefour ont signé un accord de partenariat. Celui-ci garantit des volumes d'achat sur trois ans.




En GMS à 70%

Car si la filière veau est organisée, il faut dire que c'est avec la GMS que Tendriade réalise l'essentiel de son chiffre d'affaires (70%). «C'est notre axe prioritaire de développement, avec nos produits à marque», assure Jean-Louis Arquier. Actuellement, une cinquantaine de produits différents peuvent être disponibles en grandes surfaces. Deux nouveautés vont d'ailleurs rejoindre les rayons frais en ce mois d'avril : un travers de porc et des tomates farcies à la farce de veau. A côté de ces produits estampillés ?Tendriade?, «en plein développement» auprès du consommateur, l'entreprise vend aussi des carcasses entières pour le circuit traditionnel, ou l'export (10 à 15% du CA). Une dernière partie de l'activité consiste à proposer des produits désossés pour les bouchers (muscles), industriels et la restauration. «L'objectif est de garder un équilibre entre les carcasses, les muscles et les produits de marque», estime le dirigeant. Même si dans les faits, Tendriade se fixe le challenge de proposer sans cesse de nouveaux produits au consommateur.




Plus de produits élaborés

«Il faut proposer au boucher et au consommateur des produits différents, estime Jean-Louis Arquier. C'est le complément qui constitue un plus et permet de développer les affaires». Tendriade attache ainsi de l'importance à son offre de produits élaborés variée. «C'est apporter une variété qui suscite la demande, justifie le DG. Nous essayons de recruter des consommateurs qui ne sont pas spontanément tournés vers le veau, comme les jeunes. D'où notre gamme de hachés, boulettes... L'objectif est de recruter des moins de 50 ans, originaires de CSP moyennes, inférieures ou modestes. C'est par cette stratégie que l'on trouvera le moyen de développer nos affaires». Une fois le consommateur gagné, il faut le garder, le fidéliser. «Il est pour cela important de garder notre marque, Tendriade, et de signer nos produits», considère Jean-Louis Arquier.

Tendriade



(Châteaubourg)


DG : Jean-Louis Arquier 700 salariés (dont 500 à Châteaubourg, le reste à Saulce-sur-Rhône) CA 2010 : 210 M€ 02 99 62 34 62 www.tendriade.fr

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