« MIP Packaging (6,2 M€ de CA, 30 salariés NDLR) produit des supports de disques pour les boîtiers de CD, DVD et Blu-Ray. Nous voulons nous implanter sur le marché nord-américain, qui reste considérable en termes de volumes. Nous avons fait le choix d'y aller d'abord par l'envoi d'un VIE. Or, il s'est vite révélé compliqué pour une PME comme la nôtre de le mettre en place, surtout pour une première fois. Ça nous a demandé un an de travail pour organiser ce VIE, avec des difficultés dès le début. Tout d'abord, il y a le problème du recrutement. Trouver le bon profil, avec une bonne maîtrise de la langue. Notre premier candidat nous a fait faux bond et il a fallu reprendre les démarches depuis le début. Et administrativement, c'est très lourd. Il y a un vrai manque d'aide en la matière. De plus, les grosses structures disposent d'un service Ressources humaines qui gère cette organisation. S'est ensuite posée la question de l'hébergement. En tant que PME sarthoise, on ne pèse pas lourd aux États-Unis ! Dans ces conditions, comment trouver quelqu'un pour nous accueillir ? »
Solidarité entre entreprises
« Lors d'une réunion d'Alliance Export (groupement local fédérant des industriels exportateurs NDLR) à la CCI, j'ai fait part du projet et de la problématique d'hébergement du VIE. C'est là que j'ai eu contact avec Jean-Yves David, P-dg d'ARO Welding Technologies, à Château-du-Loir. Il m'a proposé d'héberger notre VIE dans les locaux de sa filiale de Detroit. Comme nous voulions être dans le triangle Montréal-Chicago-New York, c'était l'idéal. Nous avons discuté cinq minutes après la réunion, et c'était en place. Pour nous, c'est vraiment le coup de pouce qui a fait toute la différence. »
Mission d'un an
« À Detroit, notre volontaire avait son bureau et un petit stock de produits chez ARO. Une fois sur place, c'est du suivi à distance quotidien par notre responsable commercial. La mission s'est déroulée de février 2014 à fin janvier 2015. Sur cette période, notre VIE a rencontré une vingtaine de clients et nous a rapporté un carnet d'adresses. Je n'ai qu'un seul regret, ne pas y être allé un an plus tôt. On a été pénalisé par la parité euro/dollar en 2014. Ça nous a fait du mal, on était trop cher. Maintenant, ce n'est plus le cas ; nos prix sont redevenus compétitifs. On se donne encore du temps pour y aller. Les contacts sont là, les Américains nous ont vus physiquement. De notre côté, nous avons le fichier clients et l'outil de production prêt à répondre. »
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