Brest
Téléphérique : Bouygues décroche le contrat
Brest

Téléphérique : Bouygues décroche le contrat

Suite au second appel d'offres lancé par Brest Métropole Océane, c'est le consortium emmené par Bouygues qui a été retenu pour construire le futur téléphérique de Brest. En 2016, il reliera le bas de Siam au nouveau quartier des Capucins.

Pour réaliser son téléphérique, le choix de Brest Métropole Océane (BMO) s'est donc porté sur un constructeur de remontées mécaniques suisse, Bartholet Maschinenbau AG (250 salariés ; 42,6 millions d'euros de CA) et l'entreprise française Bouygues TPRF (620 salariés ; 200 millions d'euros de CA) filiale de Bouygues. Les autres entreprises du consortium sont Quille Construction (Nantes), Halet Vilette Architectes (Brest) et les bureaux d'études Setec (Paris) et DSCA. Le contrat porte sur une somme totale de 12,89 millions d'euros. « Il y avait cinq candidats en lice. Le choix du bureau communautaire pour le consortium Bouygues a été pratiquement unanime », indique Alain Masson, vice-président de BMO chargé des grands projets. Le futur téléphérique, long de 460 mètres reliera le centre-ville (bas de Siam) au futur quartier des Capucins (16 ha), en passant au-dessus de la base navale, dès le second semestre 2016. C'était le second appel d'offres de BMO pour le téléphérique. Le premier n'ayant pas eu de réponses satisfaisantes aux yeux de l'agglomération. « Le projet a évolué. Au lieu d'une station enterrée bas de Siam, plus chère, la Marine a donné son autorisation pour une station suspendue », évoque l'élu.




Un coût total de 19,1 millions d'euros

La phase d'études préparatoires débute au premier semestre 2015 et les travaux seront lancés au cours du second semestre de la même année. Le coût total du projet est de 19,1 millions d'euros. Son financement est pratiquement bouclé. 14 millions viennent des économies faites sur le chantier du tramway, 1,5 million des subventions du conseil général, du conseil régional et de l'État. « Nous avons répondu à un appel à projet de l'État en demandant 3,5 millions. Le ministère devrait donner sa réponse le 20 décembre. Le delta sera financé par un emprunt », explique Alain Masson.




Première en France

Le téléphérique s'intègrera au réseau de transport bus et tram avec une fréquence de 5 minutes. La traversée se fera en 3 minutes, à une vitesse moyenne (3m/s) pour se caler sur la fréquence des tramways. « Et les passagers pourront profiter de la vue, ajoute le vice-président. Quant au vent, la stabilité des cabines est garantie jusqu'à 120 km/h. » L'exploitation du téléphérique demandera assez peu de moyens à terme, la sécurité étant assurée par vidéo, comme pour le tramway. Au départ le coût de fonctionnement est de 700.000 € par an. « On tombe à 400.000 € en comptant les recettes, précisent les services techniques de BMO. Et on se base sur des équipements de montagnes, forcément plus coûteux. » La collectivité table sur une fréquentation de 675.000 personnes par an pour ce qui sera le premier téléphérique urbain en France. « On ne les fera pas forcément la première année, mais on est sur un projet de long terme », insiste l'élu, qui a dû répondre aux critiques de l'opposition, du Front de gauche et de la droite, sur l'intérêt d'un tel projet.

Brest