Belle accélération en perspective pour Technibag, PME créée en 2000 par Philippe Sapin, spécialisée dans la conception et fabrication de machines permettant le remplissage des Bag-in-Box® ou BIB. Celles-ci accomplissent différentes étapes allant de la mise sous vide de l’outre, son remplissage, l’injection d’azote, la fermeture et jusqu’à la mise en carton.
Fresh Cooler
Cette SAS du Beaujolais commercialise historiquement une machine baptisée TOP 720 permettant de traiter douze poches de trois litres par minute, (soit 720 poches de 3 litres par heure. Et s’apprête à mettre sur le marché au premier trimestre 2018 deux machines devant lui ouvrir de nouveaux marchés, notamment ceux de l’agroalimentaire. « Nous passerons sur une nouvelle gamme plus rapide baptisée TOP 900 capable de remplir quinze poches de trois litres par minute » détaille Philippe Sapin. La PME de 25 salariés a aussi été accompagnée par Bpifrance via un prêt innovation grâce auquel elle a mis au point "Fresh Cooler", un système de refroidissement de poche pour le jus de fruit, qui passe de 80° à une température ambiante.
Jusqu’à présent, la filière viticole (hors Beaujolais qui ne pèse que 2 à 5 % de son chiffre d’affaires) assure les trois quarts de ses ventes. Mais parmi ses clients figurent aussi Coca-Cola, Georges Duboeuf, Grand Chai de France, les jus de fruits Bissardon (Saint-Paul-en-Jarez, 42), Antésite (Coublevie, 38) et Teisseire (Crolles, 38).
50 % de ventes à l’export
Avec ces deux innovations, il espère convaincre le secteur agroalimentaire utilisant des emballages de poches souples de la fiabilité de son système. Technibag vise à la fois la France (50 % du CA) et l’Europe, notamment via sa filiale espagnole ouverte fin 2016, servant à la fois l’Espagne, le Portugal et l’Amérique du Sud. En chiffre, le business plan prévoit une augmentation des ventes de l’ordre de 200k€ par innovation en 2018 (soit 400K€ de CA en plus en 2018), puis 500k€ par innovation (soit un million d'euros) en 2019.
L’investissement en cash et en temps pour mettre au point ces deux nouvelles machines fut conséquent. Au total, 28 mois de développement, la totalité de la rentabilité réinvestie en R & D, notamment dans un bureau d’études pesant 30 % de la masse salariale, soit 8 personnes. Philippe Sapin envisage désormais une levée de fonds de l’ordre d’un million d'euros pour embaucher et lancer le développement commercial. Face à lui figurent des géants tels que l’Italien Sacmi (1,4 Md€) ou l’Espagnol Cartobol (CA : NC, Espagne).